COMMENT ÉLIMINER LES GUERRES DANS LE MONDE

Fernando Alcoforado *

Il y a plusieurs pays qui peuvent être foci d’éclosion  de guerres dans le monde se démarquant, parmi eux, la Syrie, la Palestine, Israël, l’Iran et la Corée du Nord..
La Syrie est aujourd’hui l’épicentre d’une bataille qui rassemble différents acteurs: les grandes puissances régionales ennemies (l’Iran et l’Arabie saoudite) et les alliés historiques (les alliés américains de l’Arabie saoudite et la Russie alliée de l’Iran). Le conflit syrien a commencé lorsque le président Bachar Al Assad a lancé une offensive contre les rebelles de l’armée libre syrienne. Pendant ce temps, d’autres acteurs sont entrés dans le mouvement rebelle, suivis par les extrémistes de l’État islamique (ISIS) et les Kurdes. Il est devenu clair que les intérêts géopolitiques des parties impliquées sont très différents.

On peut dire que la Syrie a une importance stratégique, car elle est la dernière pierre du jeu d’échecs géopolitique existant dans la région dont la chute de Bachar Al-Assad peut conduire le siège de l’Iran, ce qui permet des alliés occidentaux atteignent le territoire du pays par la mer Méditerranée et en Irak ce qui garantirait le passage des troupes alliées vers les frontières iraniennes. La Syrie, qui borde Israël, a toujours été important au Moyen-Orient et, en particulier aujourd’hui, fait partie d’un jeu d’échecs géopolitique très délicate, car il est un allié de l’Iran, ainsi que les sponsors qui les mouvements terroristes extrêmement agressifs tels que le Hezbollah et Hamas en opposition à l’Etat d’Israël.

L’attaque dirigée par les Etats-Unis par le président américain Donald Trump sur une base aérienne de Bachar al-Assad en Syrie le 4/04/2017 a élargi l’impasse déjà entre les Etats-Unis et la Russie sur la guerre civile, avec les deux parties promettant une résurgence dans l’utilisation de la force. Le ton adopté par les deux puissances nucléaires était une menace, soulevant la tension entre Washington et Moscou à un niveau similaire à celui connu dans la Guerre Froide. Le Kremlin a appelé l’action américaine «agression» et «violation du droit international» et a déclaré qu’il suspendrait le canal de communication avec les forces américaines utilisées pour empêcher les deux pays de s’attaquer les uns aux autres en Syrie, puisque les deux opèrent dans le pays. Avec des indications selon lesquelles il y a eu en réalité une récente attaque chimique contre des civils en Syrie, Washington et ses alliés envisagent de mener une offensive aérienne contre le régime d’Assad. “Préparez-vous, les missiles arriveront”, a déclaré Trump à la Russie. La Russie, pour sa part, promet d’abattre tous les missiles contre la Syrie. C’est une situation qui met en péril la possibilité d’un conflit entre les deux grandes puissances de la planète.

Palestine et Israël sont des foci d’une nouvelle guerre mondiale parce qu’ils sont en conflit depuis la fin de la 1ère guerre mondiale lorsque les Juifs sionistes ont exprimé le désir de créer un Etat moderne dans leurs terres ancestrales et a commencé à construire des colonies dans la région à l’époque encore contrôlé par l’Empire Ottoman. Les Israéliens et les Palestiniens réclament leur part de la terre basée sur l’histoire, la religion et la culture. Les grandes puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale décidèrent du destin de la Palestine en faveur des Juifs, utilisé pour celle de la Société des Nations, configurant ainsi l’arrogance qui a toujours caractérisé les relations internationales à travers l’histoire. Les Palestiniens ont vu dans le patronage qu’ils ont donné d’abord à la Grande-Bretagne et ensuite à la Ligue des Nations au projet sioniste de création de la maison nationale juive en Palestine le déni de leur droit à l’indépendance.

Depuis lors, il y a eu beaucoup de violence et de controverse entourant la question, ainsi que plusieurs processus de négociations de paix au cours du XXe siècle. L’État d’Israël a été fondé en 1948, à la suite du Plan de partage des Nations Unies, qui a divisé la région, puis sous la domination britannique, en États arabes et juifs. Après la Seconde Guerre mondiale, il y avait plusieurs conflits entre les Palestiniens et les pays arabes voisins qui n’étaient pas d’accord avec la division territoriale des anciennes terres palestiniennes. Depuis la création de l’Etat d’Israël, le conflit qui l’oppose aux Palestiniens a été l’épicentre d’un conflit entre Israël et tous les pays arabes, avec de fortes répercussions dans le monde entier. Il y a eu des guerres avec l’Egypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban, mais sans que la tension dans la région ne diminue. Pendant cette période, Israël a occupé la péninsule du Sinaï, la Cisjordanie, la bande de Gaza, les hauteurs du Golan et le sud du Liban. L’État d’Israël a la souveraineté sur une grande partie du territoire conquis après la défaite des Arabes lors de deux guerres – le conflit israélo-arabe de 1948 et la guerre des Six-Jours de 1967.

En 1993, l’accord d’Oslo a été signé, qui a initié le processus de paix avec les Palestiniens. En vertu de l’accord, la bande de Gaza et la Cisjordanie deviendraient un territoire administré par l’Autorité nationale palestinienne (ANP). En 2005, Israël a retiré ses troupes juives et ses colons – sous leur protestation – de la bande de Gaza. Malgré la dévolution de la bande de Gaza et de certaines parties de la Cisjordanie au contrôle palestinien, un accord final devait encore être établi. Pour ce faire, il serait nécessaire de résoudre les principaux points de désaccord, à savoir le statut de Jérusalem, le sort des réfugiés palestiniens et des colonies juives. Il est peu probable que le conflit entre les Palestiniens et les Juifs soit résolu aujourd’hui parce que les institutions internationales existantes ne sont pas en mesure de trouver une solution négociée au conflit entre ces deux peuples et entre Israël et les pays arabes.

L’Iran est aussi focus d’une nouvelle guerre mondiale lorsqu’il a décidé il y a quelques années de posséder des armes nucléaires et de devenir une puissance régionale – enracinée dans le nationalisme perse et l’Islam chiite – pour mettre fin à sa peur d’être victime d’agression américaine et / ou israélienne. Le gouvernement iranien s’est convaincu que seule la véritable possession d’armes de destruction massive peut le libérer d’une attaque extérieure. Il y a 40 ans, des restrictions ont été imposées par les grandes puissances qui ont développé des armes nucléaires à d’autres pays non nucléaires, y compris l’Iran, limitant l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques et empêchant son utilisation à des fins militaires. Cela a été fait grâce au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) de 1968, qui a légitimé la possession d’armes nucléaires par les États-Unis, l’Union soviétique, la Grande-Bretagne, la France et la Chine et a essayé d’empêcher restreindre leur accès à la technologie. L’accord nucléaire avec l’Iran a été conclu en juillet 2015 après près de 20 mois de négociations entre le gouvernement de la République islamique et un groupe de puissances internationales dirigé par les Etats-Unis. Les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne ont accepté de mettre fin aux sanctions contre le programme nucléaire iranien en échange de son démantèlement. Le pacte est entré en vigueur en octobre 2015 et a été effectivement appliqué en janvier 2016 après que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ait constaté que le programme nucléaire de l’Iran était à des fins pacifiques. L’administration de Donald Trump travaille, cependant, à renoncer à l’accord avec l’Iran en rétablissant un conflit qui semblait avoir été guéri.

La Corée du Nord peut être focus d’une nouvelle guerre mondiale parce que les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord existent depuis de nombreuses années mais s’intensifient depuis que Donald Trump a pris la tête de la Maison Blanche. Donald Trump menace d’attaquer le pays asiatique si le régime de Pyongyang continue avec ses tests militaires. Il convient de noter qu’entre 1950 et 1953 a eu lieu la guerre de Corée qui faisait partie du conflit géopolitique entre les États-Unis et l’Union soviétique. C’était le premier conflit armé de la guerre froide, provoquant une appréhension mondiale parce qu’il y avait un risque imminent de guerre nucléaire en raison de l’implication directe des deux superpuissances militaires de l’époque. Il convient de noter qu’après la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la capitulation et le retrait des troupes japonaises, le nord est devenu un allié des Soviétiques et des Chinois, tandis que le Sud a été soumis à l’influence des États-Unis.

Les États-Unis sont entrés dans la guerre aux côtés de la Corée du Sud, tandis que la Chine (alliée soviétique) a envoyé des troupes dans la zone de conflit pour soutenir la Corée du Nord. En 1953, la Corée du Sud, soutenue par les États-Unis et d’autres pays capitalistes, remporta plusieurs victoires militaires. En 1953, le gouvernement américain a menacé d’utiliser des armes nucléaires contre la Corée du Nord et la Chine si la guerre ne se terminait pas par la capitulation de la Corée du Nord. Le 28 mars 1953, la Corée du Nord et la Chine ont accepté la proposition de paix des Nations Unies. Avec la fin de la guerre, les deux Corées sont restées divisées et les conflits géopolitiques ont continué, bien qu’ils ne soient plus dans la zone militaire. La Corée du Nord reste actuellement sous le régime communiste, tandis que la Corée du Sud reste dans le système capitaliste. À l’heure actuelle, les États-Unis et la Corée du Nord sont à un pas de la guerre dont le conflit peut commencer à tout moment.

Aujourd’hui, outre les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France, ils détiennent des armes nucléaires en Inde, en Corée du Nord, au Pakistan et en Israël. Israël ne confirme ni ne nie les rapports d’experts qui l’accusent de posséder un vaste arsenal nucléaire estimé à plus de 100 ogives, étant ainsi le seul pays disposant de telles armes au Moyen-Orient. À son tour, l’Iran et la Syrie sont accusés d’avoir des programmes d’armes nucléaires secrets. À ce jour, 187 pays ont ratifié le TNP et aucun ne s’est retiré du pacte sauf la Corée du Nord, qui l’a fait en 2003. Un certain nombre de pays ont critiqué le monopole nucléaire perpétuel imposé par le traité pour légitimer les armes existantes et n’admet pas que d’autres pays en ont. L’Iran est signataire du TNP qui empêche le pays de développer des armes nucléaires, mais accorde le droit d’utiliser et de développer la technologie nucléaire à des fins pacifiques. Les Etats-Unis avec Donald Trump considèrent que le programme nucléaire iranien vise à produire des armes nucléaires et n’est pas à des fins pacifiques comme le prétend le gouvernement iranien.

A l’époque contemporaine, les échecs géopolitiques internationaux pointent vers l’existence de trois acteurs majeurs: les Etats-Unis, la Chine et la Russie. La confrontation future entre ces trois grandes puissances militaires pourrait entraîner des scénarios alternatifs à l’actuel qui se caractérise actuellement par le déclin de l’hégémonie américaine sur la scène mondiale. Sur la base des trois principaux protagonistes des échecs géopolitiques internationaux contemporains, on peut dire que les Etats-Unis visent à retrouver leur hégémonie mondiale dans les sphères économique et militaire. Pour atteindre cet objectif, les stratégies du gouvernement américain consistent essentiellement à: 1) empêcher la montée de la Chine en tant que future puissance hégémonique de la planète; et (2) empêcher la Russie d’accéder au statut de grande puissance mondiale. En pratique, le gouvernement américain veut éviter d’affronter l’avenir de deux géants: la Chine en tant que puissance hégémonique et la Russie revigorée.

Deux grandes puissances nucléaires, la Russie et l’Inde, pourraient renforcer la position de la Chine et des États-Unis, respectivement. La stratégie militaire de la Russie prévoit le réarmement de l’armée et de la marine avec l’utilisation d’armes conventionnelles et nucléaires en réponse à une attaque contre le pays [QUADROS, Bruno Et ali. A nova doutrina militar da Rússia: mais do mesmo? (La nouvelle doctrine militaire de Russie: More même?). Publié sur le site <http://www.enciclopedia.com.pt/news.php?readmore=181>]. L’expansion de l’OTAN aux frontières russes constitue le principal danger extérieur pour le pays. La Russie aurait tendance à soutenir la Chine dans un conflit avec les États-Unis. L’Inde investit dans les forces armées pour faire face à ses puissants voisins, la Chine et le Pakistan, et aux problèmes de sécurité intérieure (Voir l’article Índia é o maior importador de armas do mundo (L’Inde est le plus grand importateur d’armes au monde) publié sur le site < http://www.forte.jor.br/2011/03/24/india-e-o-maior-importador-de-armas-do-mundo//>). L’Inde pourrait venir soutenir l’intervention américaine dans la région dans la confrontation avec la Chine.

Pour arrêter la montée de la Chine comme puissance hégémonique de la planète, la stratégie militaire américaine est centrée dans la région Asie-Pacifique, sans négliger le Moyen-Orient pour combattre le terrorisme, défendre Israël, sauvegarder ses intérêts pétroliers et faire face à la menace iranienne En tant qu’allié des Etats-Unis, le Japon collabore avec la stratégie des Etats-Unis de “siège” de la Chine en renforçant sa puissance militaire d’ici 2020 (Voir l’article Japão reforça estratégia militar para reagir à China (Le Japon renforce sa stratégie militaire pour réagir à la Chine) publié sur le site < http://www.portugues.rfi.fr/geral/20101217-japao-reforca-estrategia-militar-para-reagir-china>). Un autre objectif de la stratégie militaire américaine est également de faire pression sur l’alliance de la Russie avec la Chine en développant les actions de l’OTAN en Europe et en renforçant ses bases militaires au Japon, en Corée du Sud et Diego Garcia et la flotte du Pacifique [FAGET, Ruiz Pereyra. Nueva estrategia militar global de Estados Unidos (Nouvelle stratégie militaire mondiale des États-Unis). Publié sur le site Web < http://port.pravda.ru/mundo/11-01-2012/32735-estrategia_eua-0/>.

Sur la Russie, il est important de noter que ses objectifs stratégiques sont: 1) se défendre contre la menace sur son territoire représentée par les forces des États-Unis et de l’OTAN; 2) renforcer sa position de fournisseur de gaz naturel dans les pays de l’Union européenne; et, 3) atteindre le statut de puissance mondiale perdue avec la fin de l’Union Soviétique. Il est important de noter qu’après le démantèlement de l’Union Soviétique et du système socialiste d’Europe de l’Est, le projet des Etats-Unis fut l’occupation des territoires frontaliers de la Russie, sous influence soviétique jusqu’en 1991 [MAZAT,  Numa e SERRANO, Franklin. A Geopolítica das Relações entre a Federação Russa e os EUA: da “Cooperação” ao Conflito (Géopolitique des Relations entre la Fédération de Russie et les États-Unis: de la «coopération» à un conflit). Publié sur le site <http://www.revistaoikos.org/seer/index.php/oikos/article/view/293>].

Face à l’impossibilité d’un Etat impérial, de pouvoirs équilibrés et d’une puissance hégémonique pour assurer la paix mondiale, l’heure est venue pour l’humanité de se doter des instruments les plus urgents possibles pour construire la paix mondiale et contrôler son destin. Pour atteindre ces objectifs, il est urgent de mettre en place un gouvernement démocratique du monde qui soit le seul moyen de survie de l’espèce humaine capable de construire un monde dans lequel chaque femme, chaque homme d’aujourd’hui et de demain a les mêmes droits et les mêmes devoirs, dans lequel toutes les formes de vie et les générations futures sont enfin prises en compte, dans lesquelles toutes les sources de croissance sont utilisées d’une manière écologiquement et socialement durable.

Le moment est venu pour l’humanité de se doter d’urgence des outils nécessaires pour construire un monde de paix. L’ONU qui a été fondée après la Seconde Guerre mondiale a été inopérant tout au long de son histoire. Elle n’a pas réussi à construire un monde de paix. Il y a un besoin urgent de restructurer l’ONU et le système international afin qu’il puisse exercer une gouvernance mondiale qui lui permette d’arbitrer les conflits internationaux et d’assurer la paix dans le monde. La gouvernance mondiale à poursuivre par l’ONU viserait à défendre les intérêts généraux de la planète, en veillant à ce que chaque État-nation respecte les droits de chaque citoyen du monde et cherche à prévenir la propagation des risques systémiques mondiaux. Cela éviterait l’empire de l’un et l’anarchie de tous. Avec la gouvernance mondiale, il sera possible de combattre la guerre et de mettre fin au bain de sang qui a caractérisé l’histoire de l’humanité à travers l’histoire. Les monuments de la guerre doivent être remplacés par des monuments de la paix issus de la constitution d’un gouvernement mondial. Pour être démocratique, le gouvernement mondial doit être représentatif de tous les peuples du monde. La survie de l’humanité dépendra de la capacité de célébrer un Contrat Social Planétaire représentatif de la volonté de la majorité de la population de la planète.

* Fernando Alcoforado, 78, membre de l´Académie Bahia de l’Education, ingénieur et docteur de planification du territoire et du développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur d’université et consultant en planification stratégique, la planification la planification stratégique, la planification d’entreprise, planification des systèmes d’énergie, est l’auteur de livres de la Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) et A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

HOW TO ELIMINATE WAR IN THE WORLD

Fernando Alcoforado*

There are a number of countries that may be focus of wars in the world, including Syria, Palestine, Israel, Iran and North Korea. Syria is today the epicenter of a battle that brings together various actors: the great enemy regional powers (Iran and Saudi Arabia) and historical allies (the United States allies of Saudi Arabia and Iran’s allied Russia). The Syrian conflict began when President Bachar Al Assad launched an offensive against the rebels of the Syrian Free Army. Meanwhile, other actors have stepped inside the rebel movement, followed by extremists from the Islamic State (ISIS) and the Kurds. It has become clear that the geopolitical interests of the parties involved are very different.

It can be said that Syria has a fundamental strategic importance because it is the last stone of geopolitical chess in the region whose fall of Bachar Al Assad would lead to the siege of Iran, enabling the Western allies to reach the territory of this country by the Mediterranean Sea and Iraq which would guarantee passage for Allied troops to reach Iranian borders. Syria, which borders Israel, has always been important in the Middle East and, especially today, is part of a very delicate geopolitical chess because it is an allied country of Iran, along with those who sponsor extremely aggressive terrorist movements such as Hezbollah and Hamas in opposition to the State of Israel.

The US-led attack by US President Donald Trump on a Bashar al-Assad air base in Syria on 4/4/2017 has widened the already deadlock between the United States and Russia over the civil war, with both sides promising a resurgence in the use of force. The tone adopted by the two nuclear powers was a threat, raising the tension between Washington and Moscow at a level similar to that experienced in the Cold War. The Kremlin called the US action “aggression” and “violation of international law” and said it would suspend the channel of communication with United States forces used to prevent the two countries from attacking each other in Syria, since both operate in the country. With indications that there was in fact a recent chemical attack on civilians in Syria, Washington and allies are considering carrying out an air offensive against the Assad regime. “Prepare, the missiles will arrive,” Trump tells Russia. Russia, for its part, promises to shoot down all missiles against Syria. It is a situation that puts at risk the possibility of a conflict between the two major powers on the planet.

Palestine and Israel are the focus of a new world war because they have been in conflict since the end of World War I when Zionist Jews expressed the desire to create a modern state in their ancestral land and began to create settlements in the region, still controlled by the Empire Ottoman. Both Israelis and Palestinians claim their share of the land based on history, religion and culture. The great victorious powers of World War I decided the destiny of Palestine in favor of the Jews, being used for this of the League of Nations, thus configuring the arrogance that have always characterized international relations throughout history. The Palestinians saw in the patronage they gave first to Britain and then the League of Nations to the Zionist project of creating the national Jewish home in Palestine denial of their right to independence.

Since then, there has been much violence and controversy surrounding the issue, as well as several processes of peace negotiations during the twentieth century. The State of Israel was founded in 1948, following the UN’s Sharing Plan, which divided the region, then under British rule, into Arab and Jewish states. After World War II, there were several conflicts between Palestinians and neighboring Arab nations that did not agree with the territorial division of the former Palestinian lands. Since the creation of the State of Israel, the conflict that has set it against the Palestinians has been the epicenter of a conflict between Israel and all Arab countries, with strong repercussions worldwide. There were wars with Egypt, Jordan, Syria and Lebanon, but without the tension in the region diminishing. During this period, Israel occupied the Sinai peninsula, the West Bank, the Gaza Strip, the Golan Heights and southern Lebanon. The State of Israel has sovereignty over much of the territory that was conquered after the defeat of the Arabs in two wars – the Arab-Israeli conflict of 1948 and the 1967 Six-Day War.

In 1993, the Oslo Agreement was signed, which initiated the peace process with the Palestinians. Under the agreement, the Gaza Strip and the West Bank would become a territory administered by the Palestinian National Authority (PNA). In 2005, Israel withdrew its Jewish troops and settlers – under their protests – from the Gaza Strip. Despite the devolution of the Gaza Strip and parts of the West Bank to Palestinian control, a final agreement still needed to be established. To do so, it would be necessary to resolve the main points of contention, which are the status of Jerusalem, the fate of Palestinian refugees and Jewish settlements. It is unlikely that the conflict between Palestinians and Jews will be solved today because existing international institutions are not able to build a negotiated way out of the conflict between these two peoples and among Israel and the Arab countries.

Iran is also focus of a new world war when it decided a few years ago to possess nuclear weapons and become a regional power – rooted in both Persian nationalism and Shia Islam – to end its fear of being the victim of aggression American and / or Israeli war. The Iranian government has convinced itself that only the true possession of weapons of mass destruction can free it from an external attack. 40 years ago, restrictions were imposed by the major powers that developed nuclear weapons to other non-nuclear countries, including Iran, limiting the use of nuclear energy to peaceful purposes, and preventing it from being used for military purposes. This was done through the 1968 Nuclear Non-Proliferation Treaty (NPT), which legitimized the possession of nuclear weapons by the United States, the Soviet Union, Britain, France and China and tried to prevent other restricting their access to technology. Nuclear agreement with Iran was concluded in July 2015 after nearly 20 months of negotiations between the government of the Islamic Republic and a group of international powers led by the United States. The five members of the UN Security Council plus Germany agreed to terminate sanctions on Iran’s nuclear program in return for its dismantling. The pact came into force in October 2015 and was actually implemented in January 2016 after the International Atomic Energy Agency (IAEA) found that Iran’s nuclear program was for peaceful purposes. The government of Donald Trump works, however, to prevent the agreement with Iran by restoring a conflict that seemed to have been remedied.

North Korea may be the focus of a new world war because tension between the United States and North Korea has existed for many years but has intensified since Donald Trump took over the White House. Donald Trump threatens to attack the Asian country if the Pyongyang regime continues with its military tests. It should be noted that between 1950 and 1953 occurred the Korean War that was part of the geopolitical dispute between the United States and the Soviet Union. It was the first armed conflict of the Cold War, causing worldwide apprehension because there was an imminent risk of a nuclear war due to the direct involvement between the two military superpowers of the time. It should be noted that after the end of World War II with the surrender and withdrawal of Japanese troops, the north became an ally of the Soviets and Chinese, while the south came under US influence.

The United States entered the war alongside South Korea, while China (Soviet ally) sent troops into the conflict zone to support North Korea. In 1953, South Korea, backed by the United States and other capitalist countries, won several military victories. In 1953, the US government threatened to use nuclear weapons against North Korea and China if the war was not ended with the North Korean surrender. On March 28, 1953, North Korea and China accepted the United Nations peace proposal. With the end of the war, the two Koreas remained divided and the geopolitical conflicts continued, although they were no longer for the military area. North Korea currently remains with the communist regime, while South Korea remains in the capitalist system. At the present time, the United States and North Korea are one step away from the war whose conflict can start at any moment.

In addition to the United States, Russia, China, the United Kingdom and France, India, North Korea, Pakistan and Israel have nuclear weapons. Israel does not confirm or deny the reports of experts who accuse it of having a large nuclear arsenal estimated at more than 100 warheads, thus being the only country with such weapons in the Middle East. In turn, Iran and Syria was accused of having secret nuclear weapons programs. To date, 187 countries have ratified the NPT (Nuclear Non-Proliferation Treaty) and none have withdrawn from the pact except North Korea, which did so in 2003. A number of countries have criticized the perpetual nuclear monopoly imposed by the treaty on legitimizing existing arms and does not admit that other countries have them. Iran is a signatory to the NPT that prevents the country from developing nuclear weapons, but grants the right to use and develop nuclear technology for peaceful purposes. The United States with Donald Trump considers that Iran’s nuclear energy program aims at producing nuclear weapons and is not for peaceful purposes as claimed by the Iranian government.

In the contemporary era, international geopolitical chess points to the existence of three major players: the United States, China and Russia. The future confrontation between these three great military powers may result in alternative scenarios to the current one that is currently characterized by the decline of US hegemony on the world. Based on the three main protagonists of contemporary international geopolitical chess, it can be said that the United States aims to recover its global hegemony in the economic and military spheres. To achieve this goal, the US government’s strategies basically consist of the following: 1) to bar the rise of China as the future hegemonic power of the planet; and (2) to prevent Russia from rising to the status of a great world power. In practice, the US government wants to avoid facing the future of two giants: China as a hegemonic power and Russia reinvigorated.

Two major nuclear powers, Russia and India, could act to strengthen the position of China and the United States, respectively. Russia’s military strategy foresees Army and Navy rearmament with the use of conventional and nuclear weapons in response to an attack on the country [QUADROS, Bruno et alli.  A nova doutrina militar da Rússia: mais do mesmo? (The New Military Doctrine of Russia: More even?). Published on the website < http://www.enciclopedia.com.pt/news.php?readmore=181>]. NATO’s expansion into Russian borders is the main external danger to the country. Russia would tend to support China in a conflict with the United States. India is investing in the armed forces to deal with its powerful neighbors, China and Pakistan, and internal security issues [See article Índia é o maior importador de armas do mundo (India is the largest importer of weapons in the world) published on the website < http://www.forte.jor.br/2011/03/24/india-e-o-maior-importador-de-armas-do-mundo/>). India could come to support US intervention in the region in the confrontation with China.

To stop China’s rise as the hegemonic power of the planet, the US military strategy is centered in the Asia-Pacific region, without neglecting the Middle East to fight against terrorism, to defend Israel, safeguard its oil interests and face the threat of Iran. As an ally of the United States, Japan is collaborating with US strategy of “siege” of China  to strengthen its military power by 2020 [See article Japão reforça estratégia militar para reagir à China (Japan reinforces military strategy to react to China) posted on the website < http://www.portugues.rfi.fr/geral/20101217-japao-reforca-estrategia-militar-para-reagir-china >]. Another goal of the US military strategy is also to pressure Russia’s alliance with China by developing NATO’s actions in Europe and strengthening its military bases in Japan, South Korea, and Diego Garcia and the Pacific Fleet (FAGET, Ruiz Pereyra. Nueva estrategia militar global de Estados Unidos (New Global Military Strategy of the United States). Published in the < http://port.pravda.ru/mundo/11-01-2012/32735-estrategia_eua-0/> website).

It is important to note that the strategic objectives of Russia are: 1) to defend itself against the threat to its territory represented by the United States and NATO forces; 2) strengthen its position as supplier of natural gas to the countries of the European Union; and, 3) to attain the status of world power lost with the end of the Soviet Union. It is important to note that, after the dismantling of the Soviet Union and the socialist system of Eastern Europe, the project of the United States was the occupation of the border territories of Russia, which had been under Soviet influence until 1991 [MAZAT, Numa and  SERRANO, Franklin.  A Geopolítica das Relações entre a Federação Russa e os EUA: da “Cooperação” ao Conflito (Geopolitics of Relations between the Russian Federation and the US: from “Cooperation” to the Conflict). Published on the website <http://www.revistaoikos.org/seer/index.php/oikos/article/view/293>).

Faced with the impossibility of an imperial state, balanced powers and a hegemonic power to ensure world peace, the time has come for humanity to equip itself with the most urgently possible instruments necessary to build world peace and control its destiny. In order to achieve these goals, it is urgent to implement a democratic government of the world which is the only means of survival of the human species capable of building a world in which every woman, every man of today and tomorrow has the same rights and the same duties, in which all forms of life and future generations are finally taken into account, in which all sources of growth are used in an ecologically and socially durable way.

The time has come for humanity to equip itself as urgently as possible with the tools necessary to build a world of peace. The UN that was founded after World War II has been inoperative throughout its history. It has not been successful in building a world of peace. There is an urgent need to restructure the UN and the international system so that it can exercise global governance that enables it to mediate international conflicts and ensure world peace. World governance to be pursued by the UN would aim at defending the planet’s general interests, ensuring that each nation state respects the rights of every citizen of the world and seeks to prevent the spread of global systemic risks. It would avoid the empire of one and the anarchy of all. With world governance, it will be possible to fight against the war and end the bloodbath that has characterized the humanity throughout history. The monuments of War must be replaced by monuments of Peace from the constitution of a world government. To be democratic, the world government must be representative of all the peoples of the world. The survival of mankind will depend on the ability to celebrate a Planetary Social Contract representative of the will of the majority of the planet’s population.

* Fernando Alcoforado, 78, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of 13 books addressing issues such as Globalization and Development, Brazilian Economy, Global Warming and Climate Change, The Factors that Condition Economic and Social Development,  Energy in the world and The Great Scientific, Economic, and Social Revolutions that Changed the World.

COMO ELIMINAR A GUERRA NO MUNDO

Fernando Alcoforado*

Vários são os países que podem se constituir em focos de eclosão de guerras no mundo destacando-se, entre eles, a Síria, Palestina, Israel, Irã e Coreia do Norte. A Síria é hoje o epicentro de uma batalha que reúne vários atores: as grandes potências regionais inimigas (Irã e Arábia Saudita) e os aliados históricos (os Estados Unidos aliados da Arábia Saudita e a Rússia aliada do Irã). O conflito sírio começou quando o presidente Bachar Al Assad lançou uma ofensiva contra os rebeldes do exército livre da Síria. Entretanto, outros atores entraram em cena, no seio do próprio movimento rebelde, seguidos pelos extremistas do Estado Islâmico (ISIS) e pelos curdos. Tornou-se claro que os interesses geopolíticos das partes envolvidas são muito diferentes.

Pode-se afirmar que a Síria tem uma importância estratégica fundamental porque é a última pedra do xadrez geopolítico existente na região cuja queda de Bachar Al Assad levaria ao cerco do Irã, possibilitando aos aliados ocidentais atingirem o território deste país pelo Mar Mediterrâneo e pelo Iraque que garantiria passagem para tropas aliadas atingirem fronteiras iranianas. A Síria, que faz fronteira com Israel, sempre foi importante no Oriente Médio e, sobretudo hoje, faz parte de um xadrez geopolítico muito delicado porque é um país aliado do Irã, junto com quem patrocina movimentos terroristas extremamente agressivos, como o Hezbollah e o Hamas em oposição ao Estado de Israel.

O ataque norte-americano por decisão do presidente dos Estados Unidos, Donald Trump, a uma base aérea de Bashar al-Assad na Síria em 06/04/2017 ampliou o impasse que já existia entre Estados Unidos e Rússia sobre a guerra civil, com ambos os lados prometendo um recrudescimento no uso da força. O tom adotado pelas duas potências nucleares foi de ameaça, elevando a tensão entre Washington e Moscou num nível semelhante ao vivido na Guerra Fria. O Kremlin chamou a ação norte-americana de “agressão” e “violação da lei internacional” e afirmou que suspenderia o canal de comunicação com forças dos Estados Unidos usado para impedir que os dois países se atacassem na Síria, já que ambos atuam no país. Com indícios de que houve de fato um ataque químico recente contra civis na Síria, Washington e aliados estudam realizar uma ofensiva aérea contra o regime de Assad. “Prepara-se, os mísseis vão chegar”, diz Trump à Rússia. A Rússia, por sua vez, promete abater todos os mísseis contra a Síria. Trata-se de uma situação que coloca em risco a possibilidade de um conflito entre as duas maiores potências do planeta.

Palestina e Israel são focos de uma nova guerra mundial porque estão em conflito desde o final da 1ª Guerra Mundial quando judeus sionistas expressaram o desejo de criar um Estado moderno em sua terra ancestral e começaram a criar assentamentos na região, na época ainda controlada pelo Império Otomano. Tanto israelenses quanto palestinos reivindicam sua parte da terra com base na história, na religião e na cultura. As grandes potências vencedoras da Primeira Guerra Mundial decidiram o destino da Palestina a favor dos judeus, servindo-se para isso da Liga das Nações, configurando, desta forma, a prepotência que sempre caracterizaram as relações internacionais ao longo da história. Os palestinos viram no patrocínio que deram primeiro a Grã-Bretanha e depois a Liga das Nações ao projeto sionista de criação do lar nacional judaico na Palestina a negação do seu direito à independência.

Desde então, houve muita violência e controvérsia em torno da questão, assim como vários processos de negociações de paz durante o século XX. O Estado de Israel foi fundado em 1948, após o Plano de Partilha elaborado pela ONU, que dividiu a região, então sob o domínio britânico, em Estados árabes e judeus. Após a Segunda Guerra Mundial, houve vários conflitos entre palestinos e nações árabes vizinhas que não concordam com a divisão territorial das antigas terras palestinas. Desde a criação do Estado de Israel, o conflito que o opõe aos palestinos tem sido o epicentro de um conflito entre Israel e o conjunto dos países árabes, com fortes repercussões mundiais. Houve guerras com o Egito, a Jordânia, a Síria e o Líbano, mas sem que a tensão na região diminuísse. Durante este período, Israel ocupou a península do Sinai, a Cisjordânia, a faixa de Gaza, as Colinas de Golã e o sul do Líbano. O Estado de Israel tem soberania sobre grande parte do território que foi conquistado após a derrota dos árabes em duas guerras – o conflito árabe-israelense de 1948 e a Guerra dos Seis Dias, de 1967.

Em 1993, foi assinado o Acordo de Oslo, que deu início ao processo de paz com os palestinos. Pelo acordo, a faixa de Gaza e a Cisjordânia passariam a ser território administrado pela ANP (Autoridade Nacional Palestina). Em 2005, Israel retirou suas tropas e colonos judeus – sob os protestos destes – da faixa de Gaza. Apesar da devolução da faixa de Gaza e de partes da Cisjordânia para o controle palestino, um acordo final ainda precisava ser estabelecido. Para isso, seria preciso resolver os principais pontos de discórdia, que são o status de Jerusalém, o destino de refugiados palestinos e os assentamentos judeus. É pouco provável que o conflito entre palestinos e judeus seja solucionado na atualidade porque as instituições internacionais existentes não são capazes de construir uma saída negociada para o conflito entre estes dois povos e entre Israel e os países árabes.

O Irã é, também, foco de eclosão de uma nova guerra mundial quando decidiu há alguns anos possuir armas nucleares e se tornar uma potência regional – enraizada tanto no nacionalismo persa como no islã xiita – para acabar com seu temor de ser vítima de uma agressão bélica americana e/ou israelense. O governo iraniano se convenceu de que só a verdadeira posse de armas de destruição em massa pode livrá-lo de um ataque externo. Há 40 anos, foram impostas restrições pelas grandes potências que desenvolveram armas nucleares aos demais países não nucleares, entre eles o Irã, limitando o uso da energia nuclear aos fins pacíficos, evitando que fosse usada para fins militares. Isso foi feito por meio do Tratado de Não-Proliferação Nuclear (TNP), firmado em 1968, que legitimou a posse de armas nucleares pelos Estados Unidos, pela União Soviética, pela Inglaterra, pela França e pela China e tentou evitar que outras nações as desenvolvessem, restringindo seu acesso à tecnologia. Acordo nuclear com o Irã foi celebrado em julho de 2015, após quase 20 meses de negociações, entre o governo da República Islâmica e um grupo de potências internacionais, liderado pelos Estados Unidos. Os cinco membros do Conselho de Segurança da ONU mais a Alemanha aceitaram encerrar as sanções ligadas ao programa nuclear iraniano, em troca de seu desmantelamento. O pacto entrou em vigor em outubro de 2015 e passou a ser aplicado de fato em janeiro de 2016, após a Agência Internacional de Energia Atômica (IAEA) ter verificado que o programa nuclear iraniano tem fins pacíficos. O governo de Donald Trump trabalha, entretanto, para inviabilizar o acordo com o Irã realimentando um conflito que parecia ter sido sanado.

A Coreia do Norte pode se constituir em foco de uma nova guerra mundial porque a tensão entre Estados Unidos e Coreia do Norte existe há muitos anos, mas que se intensificou desde que Donald Trump assumiu a Casa Branca. Donald Trump ameaça atacar o país asiático caso o regime de Pyongyang continue com seus testes militares. Cabe observar que, entre 1950 e 1953 ocorreu a Guerra da Coreia que se inseriu na disputa geopolítica entre Estados Unidos e União Soviética. Foi o primeiro conflito armado da Guerra Fria, causando apreensão no mundo todo, pois houve um risco iminente de uma guerra nuclear em função do envolvimento direto entre as duas superpotências militares da época. É oportuno observar que após o fim da Segunda Guerra Mundial com a rendição e retirada das tropas japonesas, o norte passou a ser aliado dos soviéticos e chineses, enquanto o sul ficou sob a influência norte-americana.

Os Estados Unidos entraram na guerra ao lado da Coreia do Sul, enquanto a China (aliada da União Soviética) enviou tropas para a zona de conflito para apoiar a Coreia do Norte. Em 1953, a Coreia do Sul, apoiada pelos Estados Unidos e outros países capitalistas, obteve várias vitórias militares. Em 1953, o governo norte-americano ameaçou usar armas nucleares contra a Coreia do Norte e a China caso a guerra não fosse finalizada com a rendição norte-coreana. Em 28 de março de 1953, Coreia do Norte e China aceitaram a proposta de paz das Nações Unidas. Com o fim da guerra, as duas Coreias permaneceram divididas e os conflitos geopolíticos continuaram, embora não fossem mais para a área militar. Atualmente a Coreia do Norte permanece com o regime comunista, enquanto a Coreia do Sul segue no sistema capitalista. No momento atual, Estados Unidos e Coreia do Norte estão a um passo da guerra cujo conflito pode começar a qualquer momento.

Na atualidade, além dos Estados Unidos, Rússia, China, Reino Unido e França, são detentores de armas nucleares a India, Coréia do Norte, Paquistão e Israel. Israel não confirma ou desmente os relatórios de especialistas que o acusam de possuir amplo arsenal nuclear estimado em mais de 100 ogivas, sendo assim o único país com tal armamento no Oriente Médio. Por sua vez, Irã e Síria são acusados de terem programas secretos de armas nucleares. Até o presente momento, 187 países ratificaram o TNP e nenhum deles se retirou do pacto, exceto a Coreia do Norte que assim o fez em 2003. Vários países têm criticado o monopólio nuclear perpétuo que o tratado impõe pelo fato de legitimar as armas existentes e não admite que outros países as possuam. O Irã é signatário do TNP que impede o país de desenvolver armas nucleares, mas concede o direito de uso e desenvolvimento da tecnologia nuclear para fins pacíficos. Os Estados Unidos com Donald Trump consideram que o programa de energia nuclear do Irã tem como objetivo a produção de armas nucleares e não visa fins pacíficos como alega o governo iraniano.

Na era contemporânea, o xadrez geopolítico internacional aponta a existência de 3 grandes protagonistas: Estados Unidos, China e Rússia. Do confronto que se estabeleça no futuro entre essas 3 grandes potências militares poderão resultar cenários alternativos ao atual que se caracteriza no momento pelo declínio da hegemonia dos Estados Unidos na cena mundial. Tomando por base os 3 grandes protagonistas do xadrez geopolítico internacional contemporâneo, pode-se afirmar que os Estados Unidos têm por objetivo recuperar sua hegemonia mundial nos planos econômico e militar. Para alcançar este objetivo, as estratégias do governo norte-americano consistem, fundamentalmente, no seguinte: 1) barrar a ascensão da China como futura potência hegemônica do planeta; e, 2) impedir a Rússia de alçar à condição de grande potência mundial. Na prática, o governo dos Estados Unidos quer evitar o enfrentamento no futuro de dois gigantes: a China como potência hegemônica e a Rússia revigorada.

Duas grandes potências nucleares, Rússia e Índia, poderão atuar no sentido de reforçar a posição da China e dos Estados Unidos, respectivamente. A estratégia militar da Rússia prevê o rearmamento do Exército e da Marinha com o uso de armas convencionais e nucleares como resposta a um ataque contra o país (QUADROS, Bruno Et ali. A nova doutrina militar da Rússia: mais do mesmo?. Publicado no website <http://www.enciclopedia.com.pt/news.php?readmore=181>). A expansão da OTAN rumo às fronteiras russas é o principal perigo externo ao país. A Rússia tenderia a apoiar a China em um conflito com os Estados Unidos. A Índia investe nas forças armadas para fazer frente a seus poderosos vizinhos, China e Paquistão, e a questões de segurança interna. (Ver o artigo Índia é o maior importador de armas do mundo publicado no site <http://www.forte.jor.br/2011/03/24/india-e-o-maior-importador-de-armas-do-mundo/>). A Índia poderia vir a apoiar a intervenção norte-americana na região no confronto com a China.

Para barrar a ascensão da China como potência hegemônica do planeta, a estratégia militar norte-americana está centrada na região Ásia-Pacífico, sem descurar do Oriente Médio para combater o terrorismo, defender Israel, salvaguardar seus interesses petrolíferos e fazer frente à ameaça do Irã. Como aliado dos Estados Unidos, o Japão colabora com a estratégia norte-americana de “cerco” da China reforçando seu poder militar até 2020 (Ver o artigo Japão reforça estratégia militar para reagir à China publicado no site <http://www.portugues.rfi.fr/geral/20101217-japao-reforca-estrategia-militar-para-reagir-china>).  Outro objetivo da estratégia militar norte-americana é tambem pressionar a aliança da Rússia com a China desenvolvendo as ações da Otan na Europa e com o reforço de suas bases militares no Japão, Coréia do Sul e Diego Garcia e da Frota do Pacífico (FAGET, Ruiz Pereyra. Nueva estrategia militar global de Estados Unidos. Publicado no site <http://port.pravda.ru/mundo/11-01-2012/32735-estrategia_eua-0/>).

Sobre a Rússia, é importante destacar que seus objetivos estratégicos são: 1) defender-se da ameaça a seu território representada pelos Estados Unidos e pelas forças da OTAN;  2) reforçar sua posição como fornecedor de gás natural aos países da União Europeia; e, 3) alcançar a condição de potência mundial perdida com o fim da União Soviética. É importante observar que, após o desmantelamento da União Soviética e do sistema socialista do Leste Europeu, o projeto dos Estados Unidos era a ocupação dos territórios fronteiriços da Rússia, que haviam estado sob influência soviética até 1991 (MAZAT,  Numa e SERRANO, Franklin. A Geopolítica das Relações entre a Federação Russa e os EUA: da “Cooperação” ao Conflito. Publicado no website <http://www.revistaoikos.org/seer/index.php/oikos/article/view/293>).

Diante da impossibilidade de um Estado imperial, potências em equilibrio e uma potência hegemônica assegurarem a paz mundial, é chegada a hora da humanidade se dotar o mais urgentemente possível de instrumentos necessários à construção da paz mundial e ao controle de seu destino.  Para alcançar estes objetivos, urge a implantação de um governo democrático do mundo que se constitui no único meio de sobrevivência da espécie humana capaz de edificar um mundo no qual cada mulher, cada homem de hoje e de amanhã tenham os mesmos direitos e os mesmos deveres, no qual todas as formas de vida e as gerações futuras sejam enfim levadas em conta, no qual todas as fontes de crescimento sejam utilizadas de maneira ecologicamente e socialmente durável.

É chegada a hora de a humanidade se dotar o mais urgentemente possível de instrumentos necessários à construção de um mundo de paz. A ONU que foi fundada após a 2ª Guerra Mundial tem sido inoperante ao longo de sua história. Ela não tem sido bem sucedida na construção de um mundo de paz. Urge reestruturar a ONU e o sistema internacional a fim de que ela possa exercer uma governança mundial que possibilite mediar os conflitos internacionais e assegurar a paz mundial. A governança mundial a ser exercida pela ONU teria por objetivo a defesa dos interesses gerais do planeta, zelaria no sentido de cada Estado nacional respeitar os direitos de cada cidadão do mundo e buscaria impedir a propagação dos riscos sistêmicos mundiais. Ela evitaria o império de um só e a anarquia de todos. Com uma governança mundial, será possível combater a guerra e acabar com o banho de sangue que tem caracterizado a história da humanidade ao longo da história. Os monumentos de Guerra devem ser substituídos por monumentos de Paz a partir da constituição de um governo mundial. Para ser democrático, o governo mundial deve ser representativo de todos os povos do mundo. A sobrevivência da humanidade dependerá da capacidade de se celebrar um Contrato Social Planetário representativo da vontade da maioria da população do planeta.

*Fernando Alcoforado, 78, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) e A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

L’EAU ET SES PROBLÈMES GIGANTESQUES MONDIAUX

Fernando Alcoforado *

Aujourd’hui, le 22 mars est considéré comme la Journée Mondiale de l’Eau. À l’échelle mondiale, on considère généralement que l’eau est une ressource inépuisable. Ceci est cependant une énorme erreur car les ressources en eau, bien que renouvelables, sont limitées. Il est important de noter que sur les 70% d’eau qui composent la planète Terre, seulement 2,5% sont doux. 2,5% de ceux-ci, environ 24 millions de km3 (ou 70%) sont sous la forme de glace (régions montagneuses, l’Arctique et de l’Antarctique), 30% sont stockés sous-sol (eaux souterraines, la congélation du sol, etc.), qui représente 97% de toute l’eau douce disponible pour l’usage humain. De toute l’eau douce disponible, seulement 0,4% est dans les lacs, les rivières, c’est-à-dire, disponibles pour les gens à utiliser. 70% de l’eau douce est utilisée pour l’irrigation, 22% dans l’industrie et seulement 8% dans le ménage [VOCÊSABIA? Escassez de água na Terra vai gerar conflitos  (La pénurie d’eau sur la Terre conduira à des conflits). Disponible sur le site <http://www.vocesabia.net/saude/ pénurie d’eau dans la terre-engendrera-conflit, 2012].

Environ 800 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde, 2,5 milliards n’ont pas d’assainissement de base, entre 3 et 4 milliards de personnes, ce qui correspond à la moitié de la population mondiale, n’ont pas accès à l’eau. 11% de la population mondiale partage encore l’eau avec des animaux dans les lits des rivières et, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sept personnes par minute meurent dans le monde par boisson l’eau pourrie et plus de 1 milliard de personnes défèquent encore à l’air libre. L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) indique que la demande mondiale de l’eau augmentera de 55% en 2050. Il est prévu que cette année, 2,3 milliards de personnes supplémentaires – plus de 40% de la population mondiale – n’aura pas accès à l’eau si des mesures adéquates ne sont pas prises.

L’humanité utilise actuellement 50% de l’eau douce de la planète. Dans 40 ans, il utilisera 80%. La répartition géographique de l’eau douce est inégale. Actuellement 1/3 de la population mondiale vit dans des régions où elle est rare. L’utilisation d’eau insalubre est responsable de 60% des patients de la planète. La moitié des cours d’eau du monde sont contaminés par les eaux usées, les produits agrochimiques et les déchets industriels. Le rapport de l’ONU sur l’utilisation de l’eau confirme que, sans mesures contre le gaspillage et en faveur d’une consommation durable, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement sera encore plus réduit.  [SOS RIOS DO BRASIL. Bilhões sofrerão com falta de água e saneamento, diz relatório da ONU  (Des milliards souffriront du manque d’eau et d’assainissement, selon le rapport des Nations Unies). Disponible sur le site <http://sosriosdobrasil.blogspot.com.br/2009/03/bilhoes-sofrerao-com-falta-de- aguae.html>, 2009]. Ce rapport de l’ONU estime que 5 milliards de personnes souffriront d’un manque d’assainissement de base d’ici 2030.

L’UNICEF rapporte que toutes les 15 secondes un enfant meurt de maladies liées au manque d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène dans le monde. Chaque année, 3,5 millions de personnes meurent dans le monde en raison de problèmes liés à l’insuffisance de l’approvisionnement en eau, au manque d’assainissement et au manque de politiques d’hygiène, selon les représentants de 28 agences des Nations Unies qui composent ONU-Eau. Dans le Water Resources Development Report, un document publié par UN-Water tous les trois ans, les chercheurs soulignent que près de 10% des maladies dans le monde pourraient être évitées si les gouvernements investissaient davantage dans l’accès à l’eau, hygiène et assainissement de base.

Les maladies diarrhéiques pourraient être pratiquement éliminées s’il y avait de tels efforts, en particulier dans les pays en développement. Ce type de maladie, généralement lié à l’ingestion d’eau contaminée, tue 1,5 million de personnes par an. Plusieurs facteurs influencent l’apparition de la diarrhée, comme la disponibilité de l’eau potable, une intoxication alimentaire, une mauvaise hygiène et le nettoyage des réservoirs d’eau (GONÇALVES, CAROLINE. Falta de água de qualidade mata uma criança a cada 15 segundos no mundo, revela Unicef  (Le manque d’eau de qualité tue un enfant toutes les 15 secondes dans le monde, dit l’UNICEF). Disponible sur le site <http://www.ebc.com.br/noticias/brasil/2013/03/falta-de-agua-de-qualidade-mata-uma-crianca-a-cada-15-segundos-no- monde>, 2013].

Au cours des 45 dernières années, la demande pour les ressources naturelles de la planète a doublé, en raison de l’élévation du niveau de vie dans les pays riches et émergents et de l’augmentation de la population mondiale. Aujourd’hui, l’humanité utilise 50% de l’eau douce de la planète. Dans 40 ans, il utilisera 80%. La répartition géographique de l’eau douce est inégale. Actuellement 1/3 de la population mondiale vit dans des régions où elle est rare. L’utilisation d’eau insalubre est responsable de 60% des patients de la planète Terre.

En dépit de la quantité d’eau disponible dans le monde à être constante, la demande, cependant, augmente en raison de la croissance démographique et la production agricole, ce qui crée un climat d’incertitude et la possibilité de conflits internes dans plusieurs pays et internationaux. L’OCDE dit que les conflits se produisent généralement dans le même pays, puisque la population a des exigences différentes en ce qui concerne l’utilisation de l’eau (pour l’agriculture ou la consommation, par exemple) et cela crée des conflits [VOCÊSABIA? Escassez de água na Terra vai gerar conflitos  (La pénurie d’eau sur la Terre conduira à des conflits). Disponible sur le site <http://www.vocesabia.net/saude/ pénurie d’eau dans la terre-engendrera-conflit, 2012].

L’eau devient une source de guerre en raison de la concurrence internationale pour les ressources en eau. De nombreux pays construisent de grands barrages qui détournent l’eau des systèmes naturels de drainage fluvial au détriment des autres. Les principaux conflits de l’eau dans le monde d’aujourd’hui impliquant Israël, la Jordanie et la Palestine impliquer Israël, la Jordanie et la Palestine par le rivière Jordan, la Turquie et la Syrie par l’Euphrate, la Chine et l’Inde par le rivière Brahmapoutre, le Botswana, l’Angola et la Namibie par la rivière Okavango, l’Ethiopie, l’Ouganda, le Soudan et l’Egypte par la rivière Le Nil et le Bangladesh et l’Inde par le Gange. Dans les Amériques, le conflit entre les États-Unis et le Mexique pour l’eau du rivière Colorado a intensifié ces dernières années [TAGUCHI, Clarissa. Ver para crer: uma guerra pela água pode estar prestes a ser travada (Voir pour le croire: Une guerre pour l’eau peut être sur le point d’être menée). Disponible sur le site <http://panoramaecologia.blogspot.com.br/2006/03/ver-para-crer-uma-guerra-pela-gua-pode.html>, 2006].

Un nouveau rapport publié par les Nations Unies aux États 20/03/2015 que si rien ne se fait, les réserves d’eau dans le monde peuvent réduire de 40% d’ici 2030, montrant encore que 748 millions de personnes à travers le monde sans accès à des sources d’eau potable. Une autre conclusion est que le Brésil est parmi les pays qui ont enregistré le stress environnemental le plus élevé après avoir modifié le cours naturel des rivières. Selon le document, 20% des aquifères sont déjà exploités trop le monde, ce qui peut conduire à des conséquences graves telles que l’érosion des sols et l’intrusion d’eau salée dans ces réservoirs. Les scientifiques prédisent également que d’ici 2050, l’agriculture et l’industrie alimentaire devront augmenter leur demande en eau de 400% pour augmenter la production.

La situation décrite tend à s’aggraver face aux carences et à l’irrationalité des politiques liées à la protection de l’environnement naturel, notamment les sources d’eau et les cours d’eau et la gestion de l’assainissement de base dans de nombreux pays du monde. En outre, les conflits internationaux sur l’utilisation de l’eau ne seront pas traités de manière adéquate par l’absence d’un organe international doté d’une autorité suffisante pour permettre sa résolution. Les conflits liés à l’eau ont tendance à être encore aggravés par l’intensification de la désertification due aux changements climatiques résultant du réchauffement de la planète. De plus, tous les jours, les rivières, les ruisseaux, eaux souterraines et les aquifères sont contaminés par des systèmes d’égouts mal traités par l’utilisation des pesticides dans l’agriculture et les industries toxiques d’élimination des déchets. D’après ce qui précède, il n’y a pas beaucoup de raisons pour que l’humanité célèbre la Journée Mondiale de l’Eau.

* Fernando Alcoforado, 78, membre de l´Académie Bahia de l’Education, ingénieur et docteur de planification du territoire et du développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur d’université et consultant en planification stratégique, la planification la planification stratégique, la planification d’entreprise, planification des systèmes d’énergie, est l’auteur de livres de la Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) et A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

WATER AND ITS GIGANTICS WORLDWIDE PROBLEMS

Fernando Alcoforado *

Today, March 22, is considered the World Water Day. Globally, there is a widespread view that water is an inexhaustible resource. This is, however, a huge mistake because water resources, although renewable, are limited. It is important to note that of the 70% of the water that makes up the planet Earth, only 2.5% is fresh water. Of these 2.5%, about 24 million km3 (or 70%) are in the form of ice (mountainous areas, Antarctica and Arctic), 30% are stored in the ground (groundwater, frigid soils and others) representing 97% of all fresh water available for human use. Of all available fresh water, only 0.4% are in lakes, rivers, that is, available for people to use. 70% of fresh water is used in irrigation, 22% in industry and only 8% in domestic use [VOCÊSABIA?. Escassez de água na Terra vai gerar conflito (Water scarcity on the Earth will generate conflicts). Available on the website <http://www.vocesabia.net/saude/escassez-de-agua-na-terra-vai-gerar-conflitos/>, 2012].

Around 800 million people do not have access to drinking water worldwide, 2.5 billion do not have basic sanitation, between 3 billion and 4 billion people, which accounts for half the world’s population, do not have access to water permanent use of dubious quality water every day, 11% of the world’s population still share water with animals in riverbeds and, according to WHO (World Health Organization), seven people per minute die in the world per drink rotten water and more than 1 billion people still defecate in the open air. The Organization for Economic Co-operation and Development (OECD) reports that global water demand will rise 55% by 2050. 2.3 billion additional people – more than 40% of the world’s population – will not have access if adequate measures are not taken.

The world population currently uses 50% of the planet’s fresh water. In 40 years it will use 80%. The geographical distribution of fresh water is uneven. Currently 1/3 of the world’s population lives in regions where it is scarce. The use of water improper for consumption is responsible for 60% of the planet’s patients. Half of the world’s rivers are contaminated by sewage, agrochemicals and industrial waste. UN report on water use confirms that, without measures against waste and in favor of sustainable consumption, access to safe drinking water and sanitation will be further reduced [SOS RIOS DO BRASIL. Bilhões sofrerão com falta de água e saneamento, diz relatório da ONU (Billions will suffer from lack of water and sanitation, says UN report).  Available on the website <http://sosriosdobrasil.blogspot.com.br/2009/03/bilhoes-sofrerao-com-falta-de-aguae.html>, 2009). This UN Report estimates that 5 billion people will suffer from lack of basic sanitation by 2030].

UNICEF reports that every 15 seconds a child dies of diseases related to the lack of clean water, sanitation and hygiene in the world. Every year, 3.5 million people die worldwide due to problems related to inadequate water supply, lack of sanitation and lack of hygiene policies, according to representatives of 28 UN agencies that integrate UN Water. In the Water Resources Development Report, a document released by UN Water every three years, the researchers point out that almost 10% of diseases recorded around the world could be prevented if governments invested more in access to water, hygiene and basic sanitation. Diarrheal diseases could be practically eliminated if there were such efforts, especially in developing countries. This type of disease, usually related to the ingestion of contaminated water, kills 1.5 million people annually. Several factors influence the occurrence of diarrhea, such as the availability of drinking water, food poisoning, inadequate hygiene and cleaning of water tanks (GONÇALVES, CAROLINA. Falta de água de qualidade mata uma criança a cada 15 segundos no mundo, revela Unicef. (Lack of quality water kills one child every 15 seconds in the world, Unicef ​​says). Available on the website <http://www.ebc.com.br/noticias/brasil/2013/03/falta-de-qualidade-mata-uma-crianca-a-cada-15-segundos-no- World>, 2013].

Over the past 45 years, demand for the planet’s natural resources has doubled, due to rising living standards in rich and emerging countries and rising world population. Today the world population uses 50% of the planet’s fresh water. In 40 years it will use 80%. The geographical distribution of fresh water is uneven. Currently 1/3 of the world’s population lives in regions where it is scarce. The use of water improper for consumption is responsible for 60% of the planet’s patients.

Although the amount of water available in the world is constant, demand is growing, however, due to the increase in population and agricultural production, generating a climate of uncertainty and the possibility of internal conflicts occurring in several countries and internationally. The OECD argues that conflicts usually occur within the same country, since the population has different needs in relation to the use of water (for agriculture or consumption, for example) and this creates disputes (VOCÊSABIA? Escassez de água na Terra vai gerar conflitos  (Shortage of water on Earth will generate conflicts). Available on the website <http://www.vocesabia.net/saude/escassez-de-agua-na-terra-vai-gerar-conflitos/>, 2012].

Water is becoming a source of war because of the international competition for water resources. Many countries build large dams diverting water from natural river drainage systems to the detriment of others. The main water conflicts in the world today involve Israel, Jordan and Palestine by the Jordan River, Turkey and Syria by the Euphrates River, China and India by the River Brahmaputra, Botswana, Angola and Namibia by the Okavango River, Ethiopia, Uganda, Sudan and Egypt by Rio Nile and Bangladesh and India by the Ganges River. In the American continent, the conflict between the United States and Mexico over the Colorado River water has intensified in recent years (TAGUCHI, Clarissa. Ver para crer: uma guerra pela água pode estar prestes a ser travada (To see for believe: a war for water may be about to be fought). Available on the website <http://panoramaecologia.blogspot.com.br/2006/03/ver-para-crer-uma-guerra-pela-gua-pode.html>, 2006].

New report released by the United Nations on 03/20/2015 informs that if nothing is done, the world’s water reserves can reduce 40% by 2030, pointing out that 748 million people on the planet do not have access to drinking water sources. Another conclusion is that Brazil is among the countries that registered the highest environmental stress after altering the natural course of rivers. According to the document, 20% of the world’s aquifers are already over-exploited, which can have serious consequences, such as soil erosion and saltwater invasion in these reservoirs. Scientists also predict that by 2050, agriculture and the food industry will need to increase their demand for water by 400% to increase production.

The situation described tends to worsen in the face of deficiency and irrationality in policies relating to the protection of the natural environment, including water sources and water courses and the management of basic sanitation in many countries of the world. In addition, international conflicts over water use will not be adequately addressed by the absence of an international body with sufficient authority to enable it to be resolved. Conflicts over water tend to be further aggravated by intensified desertification by climate change as a result of global warming. In addition, rivers, streams, groundwater and aquifers are contaminated daily by poorly treated sewage systems, the use of agricultural pesticides and the disposal of toxic wastes from industries. From the above, there is not much reason for humanity to celebrate World Water Day.

* Fernando Alcoforado, 78, member of the Bahia Academy of Education, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os Condicionantes de Desenvolvimento do Estado da Bahia (PhD Thesis, University of Barcelona, ​​http: //www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento da Bahia do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) e A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

ÁGUA E SEUS GIGANTESCOS PROBLEMAS MUNDIAIS

Fernando Alcoforado*

Hoje, 22 de março, é considerado o Dia Mundial da Água. Mundialmente, há uma visão generalizada de que a água é um recurso inesgotável. Trata-se, entretanto, de enorme engano porque os recursos hídricos, embora renováveis, são limitados. É importante destacar que, dos 70% da água que compõem o planeta Terra, apenas 2,5% é doce. Destes 2,5%, cerca de 24 milhões km3 (ou 70%) estão sob a forma de gelo (zonas montanhosas, Antártida e Ártico), 30% estão armazenados no subsolo (lençóis freáticos, solos gélidos e outros) representando 97% de toda a água doce disponível para uso humano. De toda a água doce disponível, apenas 0,4% estão em lagos, rios, ou seja, disponíveis para as pessoas usarem. 70% da água doce é utilizada na irrigação, 22% na indústria e apenas 8% no uso doméstico (VOCÊSABIA?, Escassez de água na Terra vai gerar conflitos. Disponível no website  <http://www.vocesabia.net/saude/escassez-de-agua-na-terra-vai-gerar-conflitos/>, 2012).

Cerca de 800 milhões de pessoas não têm acesso à água potável em todo o mundo, 2,5 bilhões não têm saneamento básico, entre 3 bilhões e 4 bilhões de pessoas, que corresponde à metade da população mundial, não têm acesso à água de maneira permanente utilizando, todos os dias, uma água de qualidade duvidosa,  11% da população mundial ainda compartilham água com animais em leitos de rios e, de acordo com a OMS (Organização Mundial de Saúde), sete pessoas morrem por minuto no mundo por beber água podre e mais de 1 bilhão de pessoas ainda defecam ao ar livre. A OCDE (Organização para a Cooperação e Desenvolvimento Econômico) informa que a demanda mundial da água aumentará 55% até 2050. A previsão é que nesse ano, 2,3 bilhões de pessoas suplementares – mais de 40% da população mundial – não terá acesso à água se medidas adequadas não forem tomadas.

A humanidade utiliza na atualidade 50% da água doce do planeta. Em 40 anos utilizará 80%. A distribuição geográfica da água doce é desigual. Atualmente 1/3 da população mundial vive em regiões onde ela é escassa. O uso da água imprópria para o consumo é responsável por 60% dos doentes do planeta. Metade dos rios do mundo está contaminada por esgoto, agrotóxicos e lixo industrial. Relatório da ONU sobre o uso da água confirma que, sem medidas contra o desperdício e a favor do consumo sustentável, o acesso à água potável e ao saneamento será ainda mais reduzido (SOS RIOS DO BRASIL. Bilhões sofrerão com falta de água e saneamento, diz relatório da ONU. Disponível no website <http://sosriosdobrasil.blogspot.com.br/2009/03/bilhoes-sofrerao-com-falta-de-aguae.html>, 2009). Este Relatório da ONU estima que 5 bilhões de pessoas sofrerão com a falta de saneamento básico em 2030.

A UNICEF informa que a cada 15 segundos, uma criança morre de doenças relacionadas à falta de água potável, de saneamento e de condições de higiene no mundo. Em todos os anos, 3,5 milhões de pessoas morrem no mundo por problemas relacionados ao fornecimento inadequado da água, à falta de saneamento e à ausência de políticas de higiene, segundo representantes de 28 organismos das Nações Unidas, que integram a ONU-Água. No Relatório sobre o Desenvolvimento dos Recursos Hídricos, documento que a ONU-Água divulga a cada três anos, os pesquisadores destacam que quase 10% das doenças registradas ao redor do mundo poderiam ser evitadas se os governos investissem mais em acesso à água, medidas de higiene e saneamento básico.

As doenças diarreicas poderiam ser praticamente eliminadas se houvesse esse esforço, principalmente nos países em desenvolvimento. Esse tipo de doença, geralmente relacionada à ingestão de água contaminada, mata 1,5 milhão de pessoas anualmente. Vários fatores influenciam na ocorrência das diarreias, como a disponibilidade de água potável, intoxicação alimentar, higiene inadequada e limpeza de caixas d’água (GONÇALVES, CAROLINA. Falta de água de qualidade mata uma criança a cada 15 segundos no mundo, revela Unicef. Disponível no website <http://www.ebc.com.br/noticias/brasil/2013/03/falta-de-agua-de-qualidade-mata-uma-crianca-a-cada-15-segundos-no-mundo>, 2013).

Nos últimos 45 anos, a demanda pelos recursos naturais do planeta dobrou, devido à elevação do padrão de vida nos países ricos e emergentes e ao aumento da população mundial. Hoje a humanidade utiliza 50% da água doce do planeta. Em 40 anos utilizará 80%. A distribuição geográfica da água doce é desigual. Atualmente 1/3 da população mundial vive em regiões onde ela é escassa. O uso da água imprópria para o consumo é responsável por 60% dos doentes do planeta.

Apesar da quantidade de água disponível no mundo ser constante, a demanda, entretanto, é crescente, devido ao aumento da população e da produção agrícola, gerando um clima de incertezas e a possibilidade de ocorrência de conflitos internos em vários países e internacionais. A OCDE afirma que os conflitos normalmente ocorrem dentro de um mesmo país, já que a população tem necessidades diferentes em relação à utilização da água (para a agricultura ou o consumo, por exemplo) e isso gera disputas (VOCÊSABIA? Escassez de água na Terra vai gerar conflitos. Disponível no website  <http://www.vocesabia.net/saude/escassez-de-agua-na-terra-vai-gerar-conflitos/>, 2012).

A água está se convertendo em uma fonte geradora de guerras devido à competição internacional pelos recursos hídricos. Muitos países constroem grandes represas desviando a água dos sistemas naturais de drenagem dos rios em prejuízo de outros. Os principais conflitos pela água no mundo atual envolvem Israel, Jordânia e Palestina pelo Rio Jordão, Turquia e Síria pelo Rio Eufrates, China e Índia pelo Rio Brahmaputra, Botswana, Angola e Namíbia pelo Rio Okavango, Etiópia, Uganda, Sudão e Egito pelo Rio Nilo e Bangladesh e Índia pelo Rio Ganges. No continente americano, o conflito entre Estados Unidos e México pela água do Rio Colorado se intensificou em anos recentes (TAGUCHI, Clarissa. Ver para crer: uma guerra pela água pode estar prestes a ser travada. Disponível no website <http://panoramaecologia.blogspot.com.br/2006/03/ver-para-crer-uma-guerra-pela-gua-pode.html>, 2006).

Novo relatório divulgado pelas Nações Unidas em 20/03/2015 informa que, se nada for feito, as reservas hídricas do mundo podem reduzir 40% até 2030 apontando ainda que 748 milhões de pessoas no planeta não têm acesso a fontes de água potável. Outra conclusão é que o Brasil está entre os países que mais registraram estresse ambiental após alterar o curso natural de rios. De acordo com o documento, 20% dos aquíferos mundiais já são explorados excessivamente, o que pode gerar graves consequências como a erosão do solo e a invasão de água salgada nesses reservatórios. Os cientistas preveem ainda que em 2050, a agricultura e a indústria de alimentos vão precisar aumentar em 400% sua demanda por água para aumentar a produção.

A situação descrita tende a se agravar diante da deficiência e irracionalidade nas políticas relativas à proteção do meio ambiente natural, entre os quais estão os mananciais e cursos d´água e a gestão do saneamento básico em inúmeros países do mundo. Além disso, os conflitos internacionais pelo uso da água não serão devidamente solucionados pela ausência de um organismo internacional com suficiente autoridade que possibilite sua solução. Os conflitos pela água tendem a se agravar ainda mais com a desertificação intensificada pelas mudanças climáticas resultantes do aquecimento global. Além disso, diariamente, rios, riachos, lençóis e aquíferos são contaminados pelos sistemas de esgoto mal tratados, pelo uso de agrotóxicos das lavouras e pelo descarte de lixo tóxico das indústrias. Pelo exposto, não há muitos motivos para a humanidade comemorar o Dia Mundial da Água.

*Fernando Alcoforado, 78, membro da Academia Baiana de Educação, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) e A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

SOLUTIONS POSSIBLES POUR LIMITER LES EFFETS SOCIAUX NÉGATIFS DE L’AVANCEMENT TECHNOLOGIQUE

Fernando Alcoforado *

Le progrès technologique avec l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle constitue une menace à l’ascension sociale des travailleurs, ainsi que peut mettre en échec l’existence du propre système capitaliste dans la mesure où le chômage de masse contribuera de plus en plus à la chute de la consommation de biens et services. Cette situation contribuerait au chômage massif des cols bleus et des cols blancs à l’échelle nationale et mondiale et à la cessation du processus d’accumulation du capital sans lequel le système capitaliste s’effondrerait et bouleversement social aux niveaux national et mondial. Afin de faire face au chômage de masse à long terme, les gouvernements devront réviser le réseau de sécurité sociale actuel et le faire évoluer pour répondre un plus grand nombre de chômeurs et les aider à se réinsérer dans une société où il se produira le remplacement des êtres humains par des machines dans les systèmes productifs. Afin d’augmenter la demande de biens et de services et d’éviter l’effondrement du système capitaliste, les solutions possibles présentées sont celles qui encourageraient l’économie dite créative et l’adoption d’un programme de transfert de revenu.

Le progrès technologique en cours suggère que nous traversons une période de transition qui pèse lourdement sur l’économie et la société. L’éducation conventionnelle actuellement offerte dans plusieurs pays du monde aux travailleurs et aux étudiants qui se préparent à entrer sur le marché du travail est totalement inefficace. En d’autres termes, les systèmes éducatifs préparent les travailleurs à un monde du travail qui disparaît ou n’existe plus. Martin Ford, auteur de Rise of the Robots: Technology and the Threat of a Jobless (La montée des robots: la technologie et la menace d’un avenir sans emplois), dit que le problème est que beaucoup de gens vont sur le marché du travail alors que les machines expulsent les gens. Le secret de l’avenir du travail dans un monde où l’intelligence artificielle est de plus en plus utilisée réside dans l’adoption de nouvelles mesures visant à qualifier la main-d’œuvre, qui devrait savoir utiliser la technologie comme complément, pas comme un substitut à leurs capacités. Certaines fonctions sont affectées aux machines et systèmes intelligents. De nouveaux rôles pour les humains émergent face à ce nouveau scénario. Il incombe aux planificateurs du système éducatif d’identifier les nouveaux rôles des êtres humains et de mener une vaste révolution dans l’éducation à tous les niveaux visant la qualification des enseignants et la structuration des unités éducatives pour préparer leurs étudiants à un monde du travail dans lequel ils auront que de traiter avec des machines intelligentes.

Pour intégrer les travailleurs dans un marché du travail caractérisé par la substitution des êtres humains par des machines dans les systèmes productifs, des pays comme la Suisse et la Finlande, par exemple, ont déjà commencé à considérer activement cette nouvelle réalité et ont commencé à adapter leurs sociétés. qui a commencé avec la reformulation de leurs systèmes éducatifs, privilégiant le développement de la capacité de métacognition (la capacité de l’être humain à surveiller et auto-réguler les processus cognitifs, c’est-à-dire la capacité de l’être humain à prendre conscience de ses actions et pensées), domaine de la langue (en particulier l’anglais, car la plupart des connaissances humaines sont enregistrées dans cette langue) et un programme basé sur la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques associé à la “méthode” grecque de “l’art libéral” parce qu’il est compris moyen efficace d’adapter la façon de penser à une mentalité plus orientée vers la création de la propriété intellectuelle, dans laquelle le lien entre la connaissance – d’une manière plus globale – et l’imagination – pour agir de façon créative dans la société et générer de l’innovation est mis en évidence (TIBAU, Marcelo. Inteligência Artificial e o mercado de trabalho (Intelligence artificielle et le marché du travail). Disponible sur le site <http://www.updateordie.com/2016/10/08/inteligencia-artificial-e-o-mercado-de-trabalho//>.

Afin d’augmenter la demande de biens et de services et d’éviter l’effondrement du système capitaliste, les solutions possibles présentées sont celles qui encourageraient l’économie dite créative et l’adoption d’un programme de transfert de revenu. La question est de savoir si l’économie créative sera capable de compenser le chômage de masse que les activités productives apporteront généralement avec le progrès technologique, en particulier l’intelligence artificielle. Le programme de transfert de revenu par lequel l’État fournirait un revenu aux chômeurs serait adopté pour compenser les insuffisances de l’économie créative.

L’article de Marisa Adán Gil sous le titre Economia criativa é saída para o desemprego diz especialista (L’économie créative est la solution au chômage selon un expert), disponible sur le site <http://revistapegn.globo.com/Empreendedorismo/noticia/2015/12/economia-criativa-e-saida-para-o-desemprego-diz-especialista.html>”, informe que ” l’un des moyens les plus efficaces de générer de nouveaux emplois, c’est de stimuler l’industrie créative, selon George Windsor, directeur de la recherche à Nesta, une organisation à but non lucratif qui vise à stimuler les 12 secteurs de l’économie créative au Royaume-Uni. Selon Windsor, la création d’emplois liée à la créativité a un potentiel énorme pour stimuler l’économie. L’industrie créative ajoute de la valeur aux produits d’une manière qu’aucune autre industrie n’est capable de faire”. Selon lui, il existe plusieurs moyens de générer des emplois liés à l’économie du savoir: stimuler l’industrie du jeu; développer des noyaux créatifs locaux qui fonctionnent selon les traditions culturelles de chaque région; faciliter le crédit pour les secteurs créatifs de l’économie; investissement dans la conception et l’éducation technologique. Si le gouvernement britannique adopte ces mesures, il pense qu’il est possible de créer 1 million d’emplois au Royaume-Uni d’ici 2030. Aujourd’hui, l’économie créative est l’un des secteurs de l’économie mondiale qui connaît la croissance la plus rapide.

Article A economia criativa no mundo moderno (L’économie créative dans le monde moderne), disponible sur le site <https://descola.org/drops/a-economia-criativa-no-mundo-moderno/> indique que le terme « économie créative » fait référence aux activités avec potentiel socioéconomique qui traite de la créativité, du savoir et de l’information. Pour les comprendre, il faut garder à l’esprit que entreprises de ce segment combinent la création, la production et la commercialisation de produits créatifs de la culture et de l’innovation en tant que mode, arts, médias numériques, publicité, journalisme, photographie et architecture. En commun, les entreprises comptent sur le talent et la créativité pour exister efficacement. Ils sont répartis dans 13 domaines différents: 1) architecture; 2) la publicité; 3) conception; 4) les arts et les antiquités; 5) l’artisanat; 6) la mode; 7) cinéma et vidéo; 8) la télévision; 9) édition et publications; 10) les arts de la scène; 11) la radio; 12) logiciels de loisirs; et, 13) de la musique.

Martin Ford affirme que dans notre économie et notre société, les machines subissent progressivement une transition fondamentale: elles se développent au-delà de leur rôle historique d’outil et, dans de nombreux cas, deviennent des «travailleurs autonomes». Si nous acceptons l’idée qu’il est irréaliste que davantage d’investissements dans l’éducation et la formation est peu susceptible de résoudre le problème du chômage et d’arrêter l’automatisation, Ford estime que la solution la plus efficace est l’adoption d’une politique de garantie de revenu pour les travailleurs. Cette idée n’est pas nouvelle. Friedrich August von Hayek, économiste et philosophe autrichien, britannique plus tard naturalisé, considéré comme l’un des plus grands représentants de l’école autrichienne de la pensée économique, était le puissant promoteur de cette idée quand il a publié entre 1973 et 1979 son livre Law, Legislation and Liberty (Loi, législation et liberté). Le programme néolibéral de transfert des revenus des gouvernements Lula et Dilma Rousseff au Brésil est un exemple de l’application de la politique de garantie des revenus de Hayek.

En plus de la nécessité de fournir une sécurité nette de base, Ford affirme qu’il existe un argument puissant en faveur d’une politique de garantie de revenu parce que le progrès technologique favorise l’inégalité sociale et menace la consommation. La politique de garantie du revenu serait la stratégie qui assurerait la survie du système capitaliste mourant dans le monde entier. Il contraindrait l’Etat à prélever des taxes sur les entreprises, en particulier celles dotées d’une base technologique, pour assurer la fourniture de services publics et permettre l’adoption de la politique de garantie des revenus pour les chômeurs. Si l’incitation à l’économie créative et le programme de transfert de revenus ne réussit pas apportera le monde au chaos politique, économique et social aux niveaux national et mondial qui permettra d’accélérer la fin du capitalisme comme système mondial en raison de leurs rendements décroissants (tendance à la baisse de la croissance du PIB et du taux de profit mondial).

* Fernando Alcoforado, 78, membre de l´Académie Bahia de l’Education et de l’Académie Rotary Brésilienne de Lettres – Section de Bahia, ingénieur et docteur de planification du territoire et du développement régional pour l’Université de Barcelone, professeur d’université et consultant en planification stratégique, la planification la planification stratégique, la planification d’entreprise, planification des systèmes d’énergie, est l’auteur de livres de la Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) et A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

POSSIBLE SOLUTIONS TO MITIGATE THE NEGATIVE SOCIAL EFFECTS OF TECHNOLOGICAL ADVANCEMENT

Fernando Alcoforado *

The technological advance with the increasing use of artificial intelligence constitutes a threat to the social ascent of the workers, as well as can put in check the existence of the own capitalist system to the extent that the mass unemployment will contribute more and more to the fall in the consumption of goods and services. This situation would contribute to the mass unemployment of blue-collar and white-collar workers on national and world levels and to the cessation of the capital accumulation process without which the capitalist system would be brought to collapse and social upheaval at national and global levels. In order to cope with long-term mass unemployment, governments will have to revise the current social safety net and have it evolve to meet a larger contingent of unemployed people and help them to reintegrate into a society where it will occur the replacement of human beings by machines in the productive systems. In order to increase the demand for goods and services and avoid the collapse of the capitalist system, the possible solutions presented are those that would encourage the so-called Creative Economy and the adoption of an Income Transfer program.

The ongoing technological advance suggests that we are experiencing a transition that puts enormous strain on the economy and society. The conventional education currently offered in several countries of the world to workers and students who are preparing to enter the labor market is totally ineffective. In other words, education systems are preparing workers for a world of labor that is disappearing or no longer exists. Martin Ford, author of Rise of the Robots: Technology and the Threat of a Jobless Future, says the problem is that is that a lot of people are going to the job market while the machines are driving people out. The secret to the future of work in a world with increasing use of Artificial Intelligence lies in the adoption of new measures aimed at the qualification of the workforce, which should know how to use technology as a complement, a tool, not as a tool substitute for their abilities. Some functions are assigned to intelligent machines and systems. New roles for humans arise in the face of this new scenario. It is incumbent upon education system planners to identify the new roles for human beings and to carry out a wide-ranging revolution in education at all levels aiming at the qualification of teachers and the structuring of teaching units to prepare their pupils for a world of work in which they will have to deal with intelligent machines.

To fit workers into a labor market characterized by the substitution of human beings for machines in the productive systems, countries such as Switzerland and Finland, for example, have already begun to actively consider this new reality and have begun a process of adapting their societies – which began with the reformulation of their educational systems, privileging the development of the ability of metacognition (the ability of the human being to monitor and self-regulate cognitive processes, that is, the human being’s ability to be aware of his actions and thoughts), language proficiency (in particular English, because most human knowledge is registered in this language) and a curriculum based on Science, Technology, Engineering and Mathematics associated with the Greek “method” of “liberal art” because it is understood that it is a way efficient of adapting the way of thinking to a mentality more directed to the creation of intellectual property, in which the connection of knowledge – in a more comprehensive way – and the imagination – to act creatively in society and generate innovation is highlighted [TIBAU, Marcelo. Inteligência Artificial e o mercado de trabalho (Artificial Intelligence and the labor Market). Available on the website <http://www.updateordie.com/2016/10/08/inteligencia-artificial-e-o-mercado-de-trabalho//>].

In order to increase the demand for goods and services and avoid the collapse of the capitalist system, the possible solutions presented are those that would encourage the so-called Creative Economy and the adoption of an Income Transfer program. The question is whether the Creative Economy will be able to compensate for the mass unemployment that productive activities will generally provide with the technological advancement, especially artificial intelligence. The Income Transfer Program through which the state would provide income to the unemployed would be adopted to compensate for the shortcomings of the Creative Economy.

Marisa Adán Gil’s article under the title Economia criativa é saída para o desemprego (Creative economy is solution for unemployment says expert), available on the website <http://revistapegn.globo.com/Empreendedorismo/noticia/2015/12/economia-criativa-e-saida-para-o-desemprego-diz-especialista.html> says that “one of the most effective ways to generate new jobs is to stimulate the creative industry, according to George Windsor, director of research at Nesta, a nonprofit organization that aims to stimulate the 12 sectors of the creative economy in the UK. In Windsor’s view, job creation linked to creativity has enormous potential to move the economy. The creative industry adds value to products in a way that no other industry is capable of”. According to him, there are several ways to generate jobs linked to the knowledge economy: stimulate the gaming industry; develop local creative nuclei that work based on the cultural traditions of each region; facilitate credit for creative sectors of the economy; investment in design and technology education. If the British government embraces these measures, he believes it is possible to create 1 million jobs in the UK by 2030. Today, the Creative Economy is one of the fastest growing sectors of the world economy.

The article A economia criativa no mundo moderno (The creative economy in the modern world), available on the website <https://descola.org/drops/a-economia-criativa-no-mundo-moderno/>, informs that the term “Creative Economy” refers to activities with socioeconomic potential that deal with creativity, knowledge and information. In order to understand them, it is necessary to keep in mind that companies of this follow-up combine the creation, production and commercialization of cultural creative assets and innovation such as Fashion, Art, Digital Media, Advertising, Journalism, Photography and Architecture. In common, companies in the area rely on talent and creativity to effectively exist. They are distributed in 13 different areas: 1) architecture; 2) advertising; 3) design; 4) arts and antiquities; 5) crafts; 6) fashion; 7) cinema and video; 8) television; 9) publishing and publications; 10) performing arts; 11) radio; 12) leisure software; and, 13) music.

Martin Ford, author of Rise of the Robots: Technology and the Threat of a Jobless Future, states that in our economy and society, machines are gradually undergoing a fundamental transition: they develop beyond their historical role as tool and, in many cases, becoming “autonomous workers”. If we accept the idea that it is unrealistic that more investment in education and training is unlikely to solve the problem of unemployment and stop automation, Ford believes that the most effective solution is to adopt a policy of guaranteeing income for workers. This idea is not new. Friedrich August von Hayek, Austrian economist and philosopher, later naturalized British, considered one of the greatest representatives of the Austrian School of economic thought, was the powerful proponent of this idea when he published his work Law, Legislation and Liberty between 1973 and 1979. The neoliberal income transfer program of the Lula and Dilma Rousseff governments in Brazil is an example of the application of Hayek’s income guarantee policy.

In addition to the need to provide basic net security, Ford asserts that there is a powerful argument for income-guarantee policy because technological advancement promotes social inequality and threatens consumption. The policy of guarantee of income would be the strategy that would provide a survival to the dying capitalist system world-wide. It would compel the State to levy taxes on companies, especially those with a technology base, to ensure the provision of public services and enable the adoption of the income guarantee policy for the unemployed population. If the incentive to the creative economy and the income transfer program are not successful, it will lead the world to political, economic and social chaos at the national and global levels that will accelerate the end of capitalism as a world system as a consequence of its diminishing returns of GDP growth and world profit rate.

* Fernando Alcoforado, 78, member of the Bahian Academy of Education and  the Brazilian Academy of Letters of Rotary – Bahia Section, engineer and doctor in Territorial Planning and Regional Development by the University of Barcelona, ​​university professor and consultant in the areas of strategic planning, business planning, regional planning and planning of energy systems, is the author of the books Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os Condicionantes de Desenvolvimento do Estado da Bahia (PhD Thesis, University of Barcelona, ​​http: //www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento da Bahia do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) e A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

POSSÍVEIS SOLUÇÕES PARA MITIGAR OS EFEITOS SOCIAIS NEGATIVOS DO AVANÇO TECNOLÓGICO

Fernando Alcoforado*

O avanço tecnológico com o uso crescente da inteligência artificial se constitui em ameaça à ascensão social dos trabalhadores, bem como pode colocar em xeque a existência do próprio sistema capitalista na medida em que o desemprego em massa contribuirá cada vez mais para a queda no consumo de bens e serviços. Esta situação contribuiria para o desemprego em massa dos trabalhadores manuais (blue-collar) e intelectuais (white-collar) em escalas nacional e mundial e para a cessação do processo de acumulação do capital sem o qual o sistema capitalista seria levado ao colapso e à convulsão social nos níveis nacional e global. Para fazer frente ao desemprego em massa, em longo prazo, os governos terão que rever a rede de segurança social atual e fazer com ela evolua para atender um possível contingente maior de pessoas desempregadas e ajudá-las a se reintegrarem em uma sociedade em que ocorrerá a substituição de seres humanos por máquinas nos sistema produtivos. Para incrementar a demanda de bens e serviços e evitar o colapso do sistema capitalista, as possíveis soluções que se apresentam são as que incentivariam a denominada Economia Criativa e a adoção de programa de Transferência de Renda.

O avanço tecnológico em curso sugere que vivenciamos uma transição que coloca enorme tensão sobre a economia e a sociedade. A educação convencional oferecida atualmente em vários países do mundo aos trabalhadores e estudantes que se preparam para entrar no mercado de trabalho é totalmente ineficaz. Em outras palavras, os sistemas de educação estão preparando trabalhadores para um mundo do trabalho que está desaparecendo ou não existe mais. Martin Ford, autor do livro Rise of the Robots: Technology and the Threat of a Jobless Future (Ascensão dos robôs: Tecnologia e Ameaça de um Futuro Sem Emprego, 2015), afirma que o problema é que muitas pessoas estão indo para o mercado de trabalho enquanto as máquinas estão expulsando as pessoas. O segredo para o futuro do trabalho em um mundo com o uso crescente da Inteligência Artificial está na adoção de novas medidas voltadas para a qualificação da mão-de-obra, que deverá saber utilizar a tecnologia como complemento, uma ferramenta, e não como um substituto de suas habilidades. Algumas funções são atribuídas a máquinas e sistemas inteligentes. Novas funções para os seres humanos surgem diante desse novo cenário. Compete aos planejadores dos sistemas de educação identificarem as novas funções para os seres humanos e realizarem uma ampla revolução no ensino em todos os níveis visando a qualificação dos professores e a estruturação das unidades de ensino para prepararem seus alunos para um mundo do trabalho em que terão que lidar com máquinas inteligentes.

Para adequar os trabalhadores a um mercado de trabalho caracterizado pela substituição de seres humanos por máquinas nos sistema produtivos, países como a Suíça e a Finlândia, por exemplo, já começaram a considerar ativamente esta nova realidade e iniciaram um processo de adequação de suas sociedades – que começou pela reformulação de seus sistemas educacionais, privilegiando o desenvolvimento da habilidade de metacognição (capacidade do ser humano de monitorar e autorregular os processos cognitivos, ou seja, a capacidade do ser humano de ter consciência de seus atos e pensamentos), domínio de idiomas (em especial da língua inglesa, pelo fato da maior parte do conhecimento humano estar registrado neste idioma) e um currículo baseado em Ciências, Tecnologia, Engenharia e Matemática associado ao “método” grego de “arte liberal” por se entender que é uma maneira eficiente de adequar a forma de pensar para uma mentalidade mais direcionada à criação de propriedade intelectual, em que se destaca a conexão de conhecimentos – de forma mais abrangente – e a imaginação – para atuar criativamente na sociedade e gerar inovação (TIBAU, Marcelo. Inteligência Artificial e o mercado de trabalho. Disponível no website <http://www.updateordie.com/2016/10/08/inteligencia-artificial-e-o-mercado-de-trabalho/>).

Para incrementar a demanda de bens e serviços e evitar o colapso do sistema capitalista, as possíveis soluções que se apresentam são as que incentivariam a denominada Economia Criativa e a adoção de programa de Transferência de Renda. A questão que se coloca é se a Economia Criativa terá condições de compensar o desemprego em massa que as atividades produtivas em geral proporcionarão com o avanço tecnológico, especialmente da inteligência artificial. O Programa de Transferência de Renda através do qual o Estado proporcionaria renda às pessoas desempregadas seria adotado para compensar as insuficiências da Economia Criativa.

Artigo de Marisa Adán Gil sob o título Economia criativa é saída para o desemprego, diz especialista, disponível no website <http://revistapegn.globo.com/Empreendedorismo/noticia/2015/12/economia-criativa-e-saida-para-o-desemprego-diz-especialista.html>, informa que “uma das maneiras mais eficazes de gerar novos empregos é estimular a indústria criativa, segundo opinião de George Windsor, diretor de pesquisa da Nesta, organização sem fins lucrativos que tem como objetivo estimular os 12 setores da economia criativa no Reino Unido.  Na visão de Windsor, a criação de empregos ligados à criatividade tem enorme potencial para movimentar a economia. A indústria criativa agrega valor aos produtos de uma maneira que nenhum outro setor é capaz”. Segundo ele, há várias maneiras de gerar empregos ligados à economia do conhecimento: estimular a indústria de games; desenvolver núcleos criativos locais, que trabalhem com base nas tradições culturais de cada região; facilitar o crédito para setores criativos da economia; investir em educação voltada para o design e para a tecnologia. Caso o governo britânico abrace essas medidas, ele acredita ser possível criar 1 milhão de empregos no Reino Unido até 2030. Atualmente, a Economia Criativa é um dos setores de maior crescimento na economia mundial.

O artigo A economia criativa no mundo moderno, disponível no website <https://descola.org/drops/a-economia-criativa-no-mundo-moderno/>, informa que o termo “Economia Criativa” se refere a atividades com potencial socioeconômico que lidam com criatividade, conhecimento e informação. Para entendê-las, é preciso ter em mente que empresas deste seguimento combinam a criação, produção e a comercialização de bens criativos de natureza cultural e de inovação como Moda, Arte, Mídia Digital, Publicidade, Jornalismo, Fotografia e Arquitetura. Em comum, empresas da área dependem do talento e da criatividade para efetivamente existirem. Elas estão distribuídas em 13 diferentes áreas: 1) arquitetura; 2) publicidade; 3) design; 4) artes e antiguidades; 5) artesanato; 6) moda; 7) cinema e vídeo; 8) televisão; 9) editoração e publicações; 10) artes cênicas; 11) rádio; 12) softwares de lazer; e, 13) música.

Martin Ford afirma que em nossa economia e sociedade, as máquinas estão gradualmente passando por uma transição fundamental: elas se desenvolvem além do seu histórico papel como ferramenta e, em muitos casos, se tornando “trabalhadores autônomos”. Se aceitarmos a ideia de que é irrealista que mais investimento em educação e treinamento seja improvável de resolver o problema do desemprego e barrar a automação, Ford considera que a solução mais eficaz consiste na adoção de uma política de garantia de renda para os trabalhadores. Esta ideia não é nova. Friedrich August von Hayek, economista e filósofo austríaco, posteriormente naturalizado britânico, considerado um dos maiores representantes da Escola Austríaca de pensamento econômico, foi o poderoso proponente desta ideia quando publicou entre 1973 e 1979 sua obra Law, Legislation and Liberty. O programa neoliberal de transferência de renda dos governos Lula e Dilma Rousseff no Brasil é um exemplo da aplicação da política de garantia de renda de Hayek.

Além da necessidade de prover uma segurança básica líquida, Ford afirma que há um poderoso argumento para a política de garantia de renda porque o avanço tecnológico promove a desigualdade social e ameaça o consumo. A política de garantia de renda seria a estratégia que proporcionaria uma sobrevida ao moribundo sistema capitalista mundial. Competiria ao Estado cobrar imposto das empresas, sobretudo as de base tecnológica, para assegurar a prestação dos serviços públicos e possibilitar a adoção da política de garantia de renda à população desempregada. Se o incentivo à economia criativa e o programa de transferência de renda não forem bem sucedidos levará o mundo ao caos político, econômico e social nos planos nacional e mundial que acelerará o fim do capitalismo como sistema mundial em consequência de seus rendimentos decrescentes (queda tendencial do crescimento do PIB e da taxa de lucro mundiais).

*Fernando Alcoforado, 78, membro da Academia Baiana de Educação e da Academia Brasileira Rotária de Letras – Seção da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) e A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).

OS EMPREGOS QUE DESAPARECERÃO COM O AVANÇO TECNOLÓGICO

Fernando  Alcoforado*

No livro The Second Machine Age (A segunda era da máquina), seus autores afirmam que a combinação do poder de computação maciço com redes abrangentes, aprendizado de máquinas, mapeamento digital e a “Internet das coisas” estão produzindo uma revolução industrial completa, na mesma escala que as transformações causadas pela energia a vapor e a eletricidade. A consultoria Boston Consulting Group prevê que, em 2025, até um quarto dos empregos seja substituído por softwares ou robôs, enquanto que um estudo da Universidade de Oxford, no Reino Unido, aponta que 35% dos atuais empregos no país correm o risco de serem automatizados nas próximas duas décadas (BRYNJOLFSSON, Erik e McAFEEE, Andrew. The second machine age. New York: Norton paperback, 2016).

Udo Gollub, CEO e fundador da empresa Sprachenlemen24 de Munique, fez conferência em Messe Berlin na Universidade da Singularidade quando apresentou previsões tecnológicas disponíveis no website <https://www.facebook.com/udo.gollub/posts/10207978845381135>, que se forem confirmadas reforçarão a Revolução Informacional ou Pós-industrial que vivenciamos. Em síntese, Udo Gollub afirma que: 1) o software irá destroçar a maioria das atividades tradicionais nos próximos 5-10 anos como o UBER vem fazendo com o serviço de táxis; 2) a Inteligência Artificial como a WATSON, da IBM, poderá oferecer aconselhamento jurídico (por enquanto em assuntos mais ou menos básicos) dentro de segundos, com 90% de exatidão se comparado com os 70% de exatidão quando feito por humanos; 3) em 2030, os computadores se tornarão mais inteligentes do que os humanos; 4) em 2018, os primeiros veículos serão dirigidos automaticamente; 5) ao redor de 2020, a indústria automobilística tradicional começará a ser demolida e a maioria das empresas fabricantes de carros poderá falir porque as companhias tecnológicas (Tesla, Apple, Google) adotarão a tática revolucionária construindo um computador sobre rodas; 6) carros elétricos se tornarão dominantes até 2020; e, 7) o preço da energia solar vai cair de tal forma que todas as mineradoras de carvão cessarão suas atividades ao redor de 2025.

Udo Gollub acrescenta que: 8) haverá um impacto na área da saúde porque teremos empresas que construirão um dispositivo médico (chamado Tricorder na série Star Trek) que trabalha com o seu telefone, analisa sua retina, testa sua amostra de sangue e analisa sua respiração (bafômetro). Analisará 54 bio-marcadores que identificarão virtualmente qualquer doença; 9) o preço da impressora 3D mais barata caiu de US $ 18.000 para US $ 400 em 10 anos e tornou-se 100 vezes mais rápido; 10) 70-80% dos trabalhos desaparecerão nos próximos 20 anos; 11) até 2020, haverá um aplicativo chamado moodies que já é capaz de dizer em que humor a pessoa está e pode saber se a pessoa está mentindo por suas expressões faciais; 12) Bitcoin (dinheiro virtual) pode tornar-se dominante em 2020 e pode até tornar-se moeda de reserva padrão; 13) em torno de 2036, as pessoas poderão viver bem por mais de 100 anos; e, 14) até 2020, 70% de todos os seres humanos terão um smartphone.

As profissões mais ameaçadas pelos robôs, segundo Wakefield, são os motoristas de táxi, operários de fábrica, jornalistas, médicos, advogados, funcionários de escritório, trabalhos de entrega de mercadorias, policiais, etc (WAKEFIELD, Jane. Quais profissões estão ameaçadas pelos robôs? Disponível no website <http://www.bbc.com/portuguese/noticias/2015/09/150914_profissoes_robos_lgb>). Motoristas de táxi ao redor do mundo estão ameaçados pelo Uber quanto motoristas em geral por fabricantes de veículos que já estão fabricando unidades que dispensam a presença do motorista. Operários de fábrica estão ameaçados porque as linhas de montagem estão sendo cada vez mais automatizadas. A profissão de jornalista está ameaçada porque em futuro próximo, reportagens não serão mais escritas por jornalistas e sim por softwares capazes de coletar dados e transformá-los em textos minimamente compreensíveis. Os médicos estão ameaçados porque alguns procedimentos médicos são feitos de forma mais rápida por robôs que já estão ajudando médicos a realizarem cirurgias. Os funcionários de escritório já estão sendo substituídos por máquinas inteligentes que realizam inúmeras de suas tarefas. Os trabalhadores dedicados a entrega de mercadorias serão substituídos por drones ou veículos sem motorista. Policiais e militares serão substituídos por robôs.

Em 2013, pesquisadores da Oxford University publicaram um estudo detalhado do impacto da computação sobre o emprego nos Estados Unidos considerando os avanços recentes em aprendizado de máquinas (machine learning) e robôs móveis. Eles analisaram cada uma das categorias profissionais catalogadas pelo U.S. Bureau of Labor Statistics baseada em um banco de dados sobre competências requeridas para exercer esses empregos. Os pesquisadores concluíram que 47% dos atuais empregos estão sob alto risco de automação nos próximos anos e décadas e outros 19% sob risco médio. Eles consideram que somente um terço dos atuais trabalhadores estão salvos de substituição nas próximas uma ou duas décadas.

Os pesquisadores da Oxford University concluíram que as profissões que requerem trabalhos manuais (blue-collar) mais susceptíveis de substituição pela automação são as seguintes: 1) escavadores de esgoto; 2) supervisão de reparadores; 3) operadores de máquinas; 4) escrutinador; 5) funcionários de transporte, de recepção e de trânsito; 6) motoristas; 7) inspetores, testadores, classificadores e amostradores; 8) projetor de imagens no cinema; 9) caixas; 10) moedores e polidores; 11) trabalhadores rurais; 12) lobistas, tomadores de ingressos; 13) cozinheiros; 14) concessionários de jogos; 15) engenheiros de locomotivas; 16) atendentes de balcão; 17) funcionários de correios; 18) paisagistas e jardineiros; 19) montadores de equipamentos elétricos e eletrônicos; e, 20) trabalhadores para impressão, encadernação e acabamento. As profissões menos susceptíveis à automação entre os “blue-collars” são as seguintes: 1) terapeutas recreacionais; 2) audiologistas; 3) terapeutas ocupacionais; 4) ortopedistas e técnicos em prótese; 5) coreografistas; 6) médicos e cirurgiões; 7) dentistas e ortodentistas; 8) instrutores de educação física; 9) silvicultores; 10) enfermeiros; 11) maquiadores; 12) farmacêuticos; 13) treinadores e escoteiros; 14) terapeutas físicos; 15) fotógrafos; 16) quiropráticos; 17) veterinários; 18) artistas e artesãos; 19) designers florais; e, 20) designers de tecidos e roupas.

Os pesquisadores da Oxford University concluíram que as profissões que requerem trabalho intelectual (white-collar) mais susceptíveis de substituição pela automação são as seguintes: 1) preparadores de declaração de renda; 2) examinadores de títulos; 3) assinantes de serviços e processadores de reclamações; 4) funcionários de corretagem e entrada de dados; 5) oficiais de empréstimo; 6) analista de crédito; 7) funcionários de contadores e auditores; 8) funcionários assalariados; 9) arquivista; 10) operadores de quadros de distribuição; 11) gestores de benefícios; 12) assistentes de biblioteca; 13) operadores de reatores nucleares; 14) analista de orçamento; 15) escriturários técnicos; 16) transcriptores médicos; 17) cartógrafos; 18) revisores; 19) processadores de texto e datilógrafo. As profissões menos susceptíveis à automação entre os “white-collars” são as seguintes: 1) analista de sistema; 2) engenheiros; 3) artistas de multimídia e animadores; 4) cientista de pesquisa de computação e informação; 5) chefe executivo; 6) compositores; 7) projetistas de moda; 8) fotógrafos; 8) administradores de bancos de dados; 9) gestores de compras; 10) advogados; 11) escritores e autores; 12) desenvolvedores de software; 13) matemáticos; 14) editores; 15) projetistas gráficos; 16) controladores de tráfego aéreo; 17) engenheiros de som; e, 18) editores de escritório (desktop).

O avanço tecnológico gerará inevitavelmente três consequências: 1) a queda no consumo ou demanda geral de bens e serviços devido ao aumento do desemprego e a redução do poder aquisitivo da população trabalhadora; 2) o declínio da classe média com grandes implicações de natureza política haja vista que ela atua como aliada da burguesia em seu confronto com o proletariado; e, 3) o enfraquecimento da luta dos sindicatos em prol dos trabalhadores e da luta de classes entre burguesia e proletariado. Tudo isto que acaba de ser relatado impactará negativamente sobre o mundo do trabalho porque poderá levar ao fim do emprego, mas levará o mundo ao caos político, econômico e social nos planos nacional e mundial que acelerará o fim do capitalismo como sistema mundial em meados do século 21 em consequência de seus rendimentos decrescentes (queda tendencial do crescimento do PIB e da taxa de lucro mundiais). O proletariado deixaria de ser o messias da humanidade como preconizava Marx. O declínio da classe média onde se encontram os trabalhadores de “colarinho branco” coloca em xeque sua ascensão social cujos integrantes marginalizados e frustrados juntamente com o proletariado poderão se constituir em forças poderosas a serviço das mudanças sociais em prol do progresso social que beneficia toda a sociedade ou em massa de manobra do fascismo que beneficia as classes dominantes.

*Fernando Alcoforado, 78, membro da Academia Baiana de Educação e da Academia Brasileira Rotária de Letras – Seção da Bahia, engenheiro e doutor em Planejamento Territorial e Desenvolvimento Regional pela Universidade de Barcelona, professor universitário e consultor nas áreas de planejamento estratégico, planejamento empresarial, planejamento regional e planejamento de sistemas energéticos, é autor dos livros Globalização (Editora Nobel, São Paulo, 1997), De Collor a FHC- O Brasil e a Nova (Des)ordem Mundial (Editora Nobel, São Paulo, 1998), Um Projeto para o Brasil (Editora Nobel, São Paulo, 2000), Os condicionantes do desenvolvimento do Estado da Bahia (Tese de doutorado. Universidade de Barcelona,http://www.tesisenred.net/handle/10803/1944, 2003), Globalização e Desenvolvimento (Editora Nobel, São Paulo, 2006), Bahia- Desenvolvimento do Século XVI ao Século XX e Objetivos Estratégicos na Era Contemporânea (EGBA, Salvador, 2008), The Necessary Conditions of the Economic and Social Development- The Case of the State of Bahia (VDM Verlag Dr. Müller Aktiengesellschaft & Co. KG, Saarbrücken, Germany, 2010), Aquecimento Global e Catástrofe Planetária (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2010), Amazônia Sustentável- Para o progresso do Brasil e combate ao aquecimento global (Viena- Editora e Gráfica, Santa Cruz do Rio Pardo, São Paulo, 2011), Os Fatores Condicionantes do Desenvolvimento Econômico e Social (Editora CRV, Curitiba, 2012), Energia no Mundo e no Brasil- Energia e Mudança Climática Catastrófica no Século XXI (Editora CRV, Curitiba, 2015), As Grandes Revoluções Científicas, Econômicas e Sociais que Mudaram o Mundo (Editora CRV, Curitiba, 2016) e A Invenção de um novo Brasil (Editora CRV, Curitiba, 2017).